Barbouille idées

peinture, décoration, jardinage, cuisine, créations diverses et variées, humeurs d'une mère de famille nombreuse !

mercredi 4 novembre 2009

Avec le temps va, tout s'en va.....

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Barbie a fêté ses 50 ans !

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Superman a 70 ans...

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Spiderman le pauvre.........

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Wonder woman...

La vie est trop courte, il faut en profiter un maximum, rire, chanter, danser, s'amuser, manger, boire (avec modération, avec qui ?...), voyager, aller vers les gens, faire une chose positive par jour (merci petite soeur Elise, ça c'est dans mes cordes !)... Tout le monde se fait vieux, même nos héros de jeunesse pfiouuu dans quel état qu'ils sont ! Il ne faut pas y penser et vivre le moment présent... C'est la pensée du jour.... merci Aurélie de me l'avoir envoyée même si je l'ai revisitée à ma sauce Barbouille. Pour l'instant, je l'ai lue et mise sur mon blog, me reste à l'appliquer dans ma vie de tous les jours maintenant, oupsss, il faut que je file à mon cours de Carpe Diem !...

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dimanche 10 mai 2009

Coup de calgon...

la_crise

Depuis quelque temps, ici, je ne parle plus que déco, voyages, évasion, futilités (qui font tellement de bien et oublier tout le reste !) comme si je ne faisais plus partie de ce monde, comme si tout me passait au-dessus de la tête, comme si plus rien d'autre ne m'intéressait ou ne me touchait, comme si la Barbouille révoltée avait disparu, ne se souciait plus de ce qui se passe autour d'elle... Je vous rassure (enfin pas sûr...)... Je suis comme bien des gens en ce moment, j'en ai marre, je bouillonne intérieurement, envie d'exploser, ras-le-bol... de ma vie, de la vie, du monde, des gens, je ne supporte plus grand chose, je m'enferme... à clé... because témoins de Jéovah à qui je répète sans cesse que la religion et tout ce qui gravite autour je m'en fous, because démarcheurs en tous genres, vendeurs de patates, de batteries de cuisine, de fenêtres et volets, rémouleurs, voleurs... je n'ai besoin de rien... je ne désire rien... je fuis les êtres humains, la société, les médias, les autorités, les faux-culs, les hypocrites, les emmerdeurs, les cons, ne veux plus voir personne, ne supporte plus personne, me suis remise à la peinture, m'enferme pendant des heures dans mon atelier au fond du jardin où je n'entends même plus la cloche de la porte d'entrée... ne supporte plus les flics qui sont partout, peur en voiture, des flics et des radars... et des cons... qui se croient invulnérables, supérieurs parce qu'ils ont un volant entre les mains, qui roulent comme des cons et mettent notre vie en danger, un "A" au cul, voiture kitée ou pas, et nous donnent envie de leur péter la tronche, des gens qui râlent contre Sarkozy mais qui ont voté pour lui et recommenceraient si c'était à refaire, c'est vrai quoi, 51% des français interrogés le jugent compétent.... de quoi s'arracher les cheveux... compétent en quoi ?!? En bling-bling mania ? En voyages de luxe aux frais de la princesse ? En expressions ordurières franchement limites pour un président de le République ? En bla-bla langue de bois pro-riches et gens d'influence ? Balade au pied de la Tour Eiffel ce vendredi... course poursuite entre flics en vélos et vendeurs à la sauvette de mini-tours Eiffels, à pied... une horde de flics fiers comme Artaban arrêtent un vendeur à la sauvette  et le menottent... et sont fiers de leur prise, de quoi gerber, minable, n'ont rien d'autre à foutre franchement, sont payés à la com' ou quoi ?!? Ils leur en fallait un, pour l'exemple... pour pouvoir fanfaronner devant tous les gens qui étaient présents, pour montrer qu'ils servent à quelquechose... Menotté comme un criminel pendant que de vrais escrocs partent à la retraite avec des parachutes dorés en toute impunité après avoir foutu par terre des empires financiers... "La Société Générale le confirme : Daniel Bouton touchera une retraite de 730 000 euros par an, quand il aura quitté la banque. Le magazine L'Express parlait de 1 million d'euros. « Il ne s'agit pas d'une faveur » mais, précise la Société Générale, « du régime normal des cadres de direction dans les années 80 ». Un régime extrêmement favorable qui n'existe plus." Et personne qui réagit... Tout est devenu normal, aseptisé, anesthésié... moi j'y arrive pas, ils n'ont pas du me mettre une dose suffisante... Il est où le criminel franchement ? On continue la balade et on tombe à 2 pas de la Tour Eiffel sur des militaires version camouflage avec des armes de guerre, impression de vivre dans un pays de l'est ou en Amérique du Sud, dans une dictature mais en aucun cas dans une démocratie, dans un pays libre... Je ne me sens plus libre de rien dans ce pays, impression que tout ce qu'on fait est mal, qu'on a tous quelquechose à se reprocher, pourquoi tant de flics sinon ?!? tous coupables... surtout nous... juste libre de penser qu'on nous prend tout, j'ai plus envie de sortir de chez moi, envie de m'enterrer dans ma campagne, vivre sous terre pour ne plus voir ceux qui vivent dehors, voir ce massacre, cette désolation, ce qu'on est en train de faire, de nous faire... sans qu'on puisse rien y faire à notre petit niveau de gens normaux et sans défense... juste le droit de courber l'échine et d'accepter en silence parce qu'on ne nous entend pas et que tout le monde s'en fout... Reçu une lettre du gouvernement, de ministres ou de je ne sais pas qui, bref des impôts pour se féliciter, s'auto-congratuler, nous faire croire qu'ils agissent pour nous, pensent à nous et nous font des cadeaux, on va payer moins d'impôts sur le revenu cette année, ils nous font un cadeau fiscal soi-disant à nous pauvres gens de la 1ère tranche d'imposition, ceux qui ont fait un minimum d'études (moi et mon homme 4 ans) mais c'était pas suffisant, fallait en plus avoir envie de niquer tout le monde, s'enrichir sur le dos des autres et passer de l'autre côté car faut pas rêver pour être riche, vraiment riche, il faut être un minimum malhonnête... waiiiii !!!!! Il faut qu'on soit heureux, peut-être qu'on les remercie, ils oublient de préciser qu'ils vont se désolidariser des régions et que la taxe d'habitation, on va douiller cette année, de manière spectaculaire selon les régions, dans quelle proportion on ne sait pas bien sûr... c'est la surprise de la fin de l'année juste avant Noel et le budget cadeaux qui va en prendre un coup, oupssssss...

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jeudi 19 mars 2009

Témoignage

Ce mardi 03 mars à 11h00, l'empereur SARKOZY était chez nous, dans la Drôme. A l'heure des économies, à l'heure où il faut se serrer la ceinture, il aura encore "claquer" des millions d'euros pour sa propagande !!! 1265 gendarmes déployés !!! Oui, vous avez bien lu 1265 ! Nous montons la garde 24h/24 à l'aérodrome de Chabeuil et à la gare TGV. Son altesse ne voulant pas venir en Falcon république, il vient en Airbus (plus spacieux et nettement plus "digne" de son rang, du moins le pense-t-il). Seulement, il n'y a pas de rampe pour le faire descendre de l'avion ; ce n'est pas grave, on en fait venir une, vite fait, par convoi exceptionnel depuis Lyon !!! Ce soir, je prends le boulot à 19h30, jusqu' à demain 15h30... C'est ma troisième nuit ! Pour ne pas être gêné, l'Empereur aura la voie rapide Valence/ Romans coupée dans les deux sens pendant 30 mn. 60 voitures d'usagers de la SNCF (sur son passage)seront mises à la fourrière. Si jamais il y avait un contretemps, ce ne serait pas grave : un hélico Puma est tenu à sa disposition ainsi qu'un hélico Gazelle en appui.... Il va donc aller faire le beau sur deux sites (Ecole de Chatuzange-le-Goubet et salle polyvalente d'Alixan) et pour se faire mousser, il a invité 3000 (TROIS MILLE)personnes à un petit vin d'honneur avant de remonter dans son avion à 14h00. Je vous laisse faire le calcul de la facture à l'adresse des contribuables que nous sommes... Dire que la France est au bord de la faillite et lui, il nous met une balle dans la nuque! En 26 ans, j'en ai fait des services de ce genre (sous Mitterand et sous Chirac) mais jamais je n'ai vu un tel déploiement et surtout un tel coût ! Pour info, c'est une évidence, mais il est bon de le dire... au moindre sifflet, au moindre tag, à la moindre banderole hostile, le préfet saute ainsi que le Commandant de Groupement de gendarmerie....Pauvre France, nous sommes tombés bien bas avec un tel imposteur ! Bonne nuit à tous. Je suis non seulement écoeuré mais révolté que tant d'argent soit claqué et que mes voitures de service affichent 250.000 km au compteur... Signé : Un vieux commandant militaire de la Gendarmerie, qui en a pourtant vu d'autres et c'est peu de le dire.

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mardi 17 mars 2009

Pur plaisir... on en redemande !

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Pur plaisir !.....

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lundi 2 février 2009

à méditer

Towers_911

http://video.google.fr/videoplay?docid=-9058644522976940152&pr=goog-sl

à regarder vite vite avant que cette video ne disparaisse, ne soit censurée comme elle l'a été dans de nombreux pays, si vous pensez comme moi qu'on nous a menti et que la vérité est ailleurs, peut-être là justement dans cette vidéo, elle laisse perplexe... et donne envie... de ne plus en croire... en rien de ce qu'on nous raconte !!! Libre à vous de la regarder ou pas et de croire que c'est la vérité ou pas... Oupssss, je ne vais pas encore me faire que des amis !....

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mercredi 17 décembre 2008

Ca continue...

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Nouvelle loi à compter du 1er janvier 2009 !!!!!

Pour résoudre, sûrement, le problème économique et de chômage que pose le secteur automobile... le gouvernement avec l'assentiment de nos chers députés vient de faire passer en douceur un texte sur lequel il n'y a eu aucune communication... et les journalistes sont d'une discrétion absolue là dessus... L'info  vient de m'être adressée par un ami qui a lui-même un ami assureur qui a été informé lui même par le siège de sa compagnie... : "Chers amis, comme vous le savez je travaille dans l'assurance et nous avons appris hier qu'à partir du 1er janvier 2009, lorsque vous aurez un accident avec votre voiture, votre assureur devra missionner un expert pour chiffrer les réparations (jusque là rien d'anormal), sauf que l'expert devra, en plus, vérifier 21 points de contrôle du véhicule... même si celà ne concerne pas le choc initial et même si votre contrôle technique récent était O.K. Bref si l'un de ces 21 points n'est pas conforme ou en état de fonctionner, votre carte grise sera gelée en prefecture (conséquence: impossible de vendre votre voiture), et vous aurez alors 3 jours pour accepter de réparer le ou les points non conforme(s), à défaut, votre voiture sera immobilisée au garage. Et comme une bonne nouvelle n'arrive jamais seule, si vous réparez et que les points non conformes n'étaient pas liés au sinistre, l'expert devra revenir pour valider les travaux, et ce, à votre charge bien sûr! Sans oublier bien sûr les malus... au cas ou vous seriez responsable de l'accident. Un moyen de relancer les ventes de voitures récentes... ou de voitures neuves qui encombrent les parking des constructeurs !!!!.. et ce seront encore les assureurs qui passeront pour des voleurs, et bien non! il faut savoir que ce sera la loi... tout simplement. Une façon de donner également du travail aux garagistes qui devront embaucher pour faire face ! D'ici que dans un texte prochain on décrète que les voitures de plus 5 ans doivent être mises à la casse... Rappelez vous : tout d'abord le "contrôle technique" a été institué pour les véhicules atteignant 5 ans... puis on l'a ramené à 4 ans avec une visite ensuite tous les deux ans... Vous verrez que dans quelques temps on verra nos chers députés de tous bords  voter un texte ou il sera décrété que les voitures de plus de 4 ans n'auront droit qu'à un contrôle technique et que passé la validité de 2 ans de ce contôle... la voiture devra être mise à la casse.... Vous verrez.... Alors à compter du 1er Janvier 2009 redoublez d'attention sur la route car le moindre accrochage va être "hors de prix"... et on n'aura pas fini de voir les délits de fuite après un accrochage, même banal... "

Merci à tous les hommes politiques qui agissent, décident dans l'ombre, qui sont censés nous représenter et qui agissent définitivement contre nous, la crise, nous allons la payer cher, moi je vous le dis, la facture, elle va tomber tous les mois, de façon sournoise, lors de ces prochaines années... car évidemment ça ne fait que commencer... Qui a envie de la prime de 1000 euros à la casse de Sarkozy franchement ??? De qui se moque-t-on ?!? Les gens qui ont une vieille bagnole qui roule et qui n'ont pas les moyens de la changer, que vont-ils faire de 1000 euros alors que la plupart des voitures neuves sont au moins dix fois plus chères ?!? Prendre un crédit à la consommation une fois de plus, histoire de continuer à faire fonctionner le crédit et les banques et d'accentuer le surendettement de beaucoup de ménages !?... Ceux qui, comme beaucoup et parce qu'ils ne peuvent pas faire autrement, achètent plutôt des voitures d'occasion quand ils doivent changer la leur ne pourront pas bénéficier de cette prime à la casse... Mais bon l'industrie automobile est en crise, il faut bien la soutenir et les vendre ces put.... de bagnoles qui sont produites, cette mesure n'est donc pour résumer pas faîte dans l'intérêt des gens et pour soi-disant soutenir le pouvoir d'achat, M. Sarkozy n'est pas un philantrope, ils se fout ouvertement de nous !

rajout du 18 décembre : vu dans Le Monde...

Tous les jours et pas tous les mois, on va payer la facture...

Le projet de budget 2009 prévoit une hausse de 29 euros du passeport pour un adulte et de 15 euros pour les 15-18 ans. Il devient par ailleurs payant pour les moins de 15 ans.

Dans son édition du vendredi 3 octobre, le quotidien Les Echos revient sur des mesures du projet de loi de finances 2009 pas encore évoquées par le gouvernement, et notamment la hausse importante des prix des passeports.

En devenant biométrique, le passeport devrait augmenter de 29 euros pour un adulte et de 15 euros pour les 15-18 ans, passant respectivement à 89 et 45 euros. Pour les moins de 15 ans, cette pièce d'identité, jusqu'ici gratuite, devient payante : il en coûtera 20 euros. "Les recettes supplémentaires iront à l'Agence nationale des titres sécurisés, dans la limite de 131 millions d'euros", précise le journal.

Si la carte d'identité devient elle aussi biométrique, sa délivrance reste gratuite. Par contre "son renouvellement en cas de perte ou de vol plus de douze mois avant la date d'expiration sera désormais facturé 25 euros", selon le journal. L'objectif du gouvernement est de "réduire la fraude à l'identité", alors que les déclarations de perte ou de vol ont fortement augmenté depuis 1997, "date à laquelle la carte est devenue gratuite", expliquent Les Echos.

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lundi 8 décembre 2008

Un visionnaire...

thomas_jefferson

" Je pense que les institutions bancaires sont plus dangereuses pour nos libertés que des armées entières prêtes au combat. Si le peuple américain permet un jour que des banques privées contrôlent leur monnaie, les banques et toutes les institutions qui fleuriront autour des banques  priveront les gens de  toute possession, d'abord par l'inflation, ensuite par la récession,  jusqu'au jour où  leurs enfants se réveilleront, sans maison et sans toit, sur la terre que leurs parents ont conquis."

Thomas Jefferson, 1802.

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dimanche 30 novembre 2008

Scandaleux...

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Jusque-là, on avait vraiment le sentiment de vivre dans une démocratie où nos avis comptent peu certes mais où on avait au moins le droit de les exprimer et de ne pas être d'accord.... mais maintenant, il y a de quoi se poser des questions... La France est-elle tout simplement en train de devenir une dictature ?... Et qui sait, ce blog ne va-t-il pas être fermé un jour parce que j'aurai osé y exprimer quelques idées qui ne vont pas dans le sens du vent sarkozien et qui risquent de ne pas plaire à Sa Majesté ?...

Un ex-PDG de Libération a été brutalement interpellé à son domicile. Du jamais vu dans une affaire de presse: le journaliste Vittorio de Filippis, qui a été directeur de la publication de Libération de mai à décembre 2006, a été interpellé à son domicile pour une banale affaire de diffamation.

Quand il arrive dans les locaux de Libération, ce vendredi peu avant midi, il a encore la trace des menottes au poignet. Journaliste économique, actuellement membre de la direction du journal, Vittorio de Filippis a été PDG et directeur de la publication du journal de mai à décembre 2006. Il vient de passer plusieurs heures, d’abord au commissariat de police du Raincy (Seine-Saint-Denis), la commune où il réside, et plus tard dans la matinée de ce vendredi au tribunal de grande instance de Paris. Avant d’être mis en examen. Il est pâle, fatigué, outré.

«J’ai été réveillé vers 6h40 ce matin par des coups frappés sur la porte d’entrée de ma maison, raconte-t-il. Je suis descendu ouvrir et me suis trouvé face à trois policiers, deux hommes et une femme portant des brassards, et j’ai aperçu dans la rue une voiture de police avec un autre policier à l’intérieur.»

Les représentants de l’ordre lui disent qu’ils ont un mandat d’amener au TGI de Paris contre lui. «J’imagine tout de suite que cela concerne la période de cogérance durant laquelle j’ai été PDG et directeur de publication de Libération en 2006, et je pense à l’affaire Xavier Niel, du nom du fondateur de Free, le fournisseur d’accès à Internet, parce que c’est tout simplement l’affaire la plus récurrente parmi toutes celles dont j’ai eu à répondre comme directeur de publication. Et celle qui a suscité le plus de contacts avec les avocats de Libération, Jean-Paul Lévy et Emmanuel Soussen.»

Xavier Niel a déjà attaqué plusieurs fois en diffamation Libération et le journaliste Renaud Lecadre, auteur d’articles dans le quotidien et sur le site liberation.fr, évoquant les démêlés judiciaires du fondateur de Free.

Vittorio de Filippis a chaque fois été convoqué par la justice car sa responsabilité est engagée: l’article 42 de la loi sur la presse du 29 juillet 1881 dispose que le directeur de publication d’un journal est «l’auteur principal» du délit de diffamation publique envers un particulier alors que le journaliste auteur du papier incriminé n’est que «complice».

Mais Xavier Niel et la société Free ont été déboutés systématiquement, lors de procès qui se sont tenus au deuxième trimestre 2008. A chaque fois, ils ont en plus été condamnés à verser des dommages et intérêts à Libération pour procédures abusives.

Ce matin, le ton est vite monté entre les policiers et le journaliste, celui-ci leur faisant remarquer qu’ils ont profité de son portail sans serrure pour pénétrer chez lui.

«Habillez-vous, on vous emmène», répliquent-ils en lui interdisant de toucher à son portable dont l’alarme-réveil se déclenche. «Je commence à m’énerver, raconte Vittorio de Filippis. Réveillé par le bruit, mon fils aîné, qui a 14 ans, assiste à toute la scène. Son frère, 10 ans, ne sort pas de sa chambre mais j’apprendrai par la suite qu’il était réveillé et a très mal vécu ce moment… Je dis aux flics qu’il y a peut-être d’autres manières de se comporter. Réponse devant mon fils: «Vous, vous êtes pire que la racaille!» J’ai juste le temps de rassurer mon fils, de lui dire que je ne suis pas un malfrat et que tout cela concerne le journal et qu’il est en train d’assister à une injustice. Je lui demande, en l’absence de ma femme qui est en déplacement, d’accompagner son frère à l’école et d’aller lui aussi en cours.»

Les policiers emmènent le journaliste au commissariat du Raincy.

7h10. Au commissariat, des policiers lui lisent les motifs de son interpellation. C’est bien de l’affaire Niel dont il s’agit et particulièrement d’un article du journaliste Renaud Lecadre paru sur le site liberation.fr. Après lecture du document, Vittorio de Filippis demande à plusieurs reprises la présence des avocats du journal. Réponse: «Ils ne seront pas là.» Vittorio De Filippis refuse alors de signer quoi que ce soit. «Je suis assis sur un banc, boulonné au sol, dont pendent plusieurs paires de menottes. Face à moi, affichée au mur, la Charte d’accueil du commissariat».

D’autres policiers demandent au journaliste de vider ses poches. Il s’exécute.

7h30. Trois policiers viennent le chercher, lui demandent de mettre les mains dans le dos et le menottent. Puis ils le conduisent à une voiture et prennent l’autoroute A86. Dans la voiture, les policiers se réjouissent de pouvoir «voir en vrai les bureaux de Navarro».

8h30. Vittorio de Filippis est emmené dans les sous-sols du TGI au dépôt, «quartier des hommes».

«On contrôle mon identité puis on m’emmène dans une pièce glauque, avec un comptoir en béton derrière lequel se trouvent trois policiers dont un avec des gants, précise Vittorio de Filippis. Derrière eux, un mur de casiers qui contiennent les effets des personnes «en transit». On me demande de vider mes poches, puis de me déshabiller. Dans mes papiers d’identité, ils isolent ma carte de presse et la mentionnent dans l’inventaire de mes effets. A aucun moment, jusqu’alors, je n’avais mentionné ma qualité de journaliste».

«Je me retrouve en slip devant eux, ils refouillent mes vêtements, puis me demandent de baisser mon slip, de me tourner et de tousser trois fois.»

Le journaliste s’exécute puis se rhabille, mais on lui a retiré ses lacets, sa ceinture, la batterie de son portable. et tous ses papiers et effets.

9h30. Les policiers l’accompagnent dans une cellule «qu’ils referment à triple tour».

«La pièce comporte une table, un rouleau de papier hygiénique, une paillasse en béton sur laquelle sont posées deux couvertures. Dans un recoin, j’aperçois un WC. Je m’asseois sur la table pour éviter les cafards et les mites.»

10 heures. Deux gendarmes viennent le chercher, et l’isolent à nouveau derrière un paravent en béton qui se trouve dans le long couloir bordé de cellules.

Ils lui demandent de se déshabiller complètement.

«Je signale alors que j’ai déjà été fouillé d’une manière un peu humiliante deux heures plus tôt et je refuse de baisser mon slip à nouveau. Bien que comprenant l’absurdité de la situation et mon énervement, ils me répondent que c’est la procédure et qu’ils doivent appeler la juge devant mon refus. Celle-ci leur répond que soit je respecte la procédure et dans ce cas-là elle m’auditionnera et je serai libéré; soit j’assume mes actes».

Le journaliste accepte donc de se laisser fouiller à nouveau, de baisser son slip, de se tourner et de tousser.

Rhabillé, il est menotté «mais cette fois avec les mains devant», et escorté par les gendarmes dans les couloirs interminables du TGI, jusqu’au bureau de la juge Muriel Josié, vice-présidente du tribunal de grande instance de Paris.

10 h 40. Dans le bureau de la juge, les gendarmes lui retirent les menottes. La juge, qui «au départ», selon Vittorio de Filipis, «a l’air un peu gêné», lui signifie qu’elle l’a convoqué parce qu’elle a déjà procédé à de nombreuses convocations par courrier dans le cadre de l’affaire Niel et qu’il a toujours été «injoignable».

Le journaliste lui répond alors que, comme pour chacune des affaires qui concernent des articles écrits par des journalistes de Libération, il transmet les courriers aux avocats du journal. Et il demande alors à parler à ceux-ci. «La juge me demande leur adresse, puis me lit une liste d’adresses d’avocats dans laquelle j’identifie celles de nos avocats».

Puis Vittorio de Filippis refuse de répondre à toute autre question. La juge s’énerve, hausse le ton. Mais, en l’absence de ses avocats, le journaliste refuse tout échange verbal avec elle.

La juge lui fait signer le procès-verbal de l’entretien et lui notifie sa mise en examen pour «diffamation». Elle lui demande s’il sera joignable d’ici à la fin du mois de décembre.

Ensuite, les deux gendarmes reconduisent Vittorio de Filipis à travers les méandres des couloirs du TGI — «mais cette fois je ne suis plus menotté». Ils lui rendent ses papiers et ses effets. Et le libèrent.

11h30. Sur le trottoir devant le TGI, Vittorio de Fillipis appelle immédiatement les avocats du journal et la direction de Libération.

Aussitôt informée, la Société civile des personnels de Libération (SCPL, actionnaire du journal) dénonce, dans un communiqué, «ces méthodes inadmissibles». «La SCPL veut manifester sa solidarité vis à vis de Vittorio de Filippis, écrit-elle. Nous protestons auprès des autorités politiques et judiciaires. Nous demandons qu'une enquête soit ouverte sans délais sur ces méthodes.»

L’un des avocats de Libération, Me Jean-Paul Levy, dénonce les conditions de cette interpellation, «une première», selon lui, en matière de délit de presse. «Je suis l’avocat de Libération depuis 1975 et c’est la première fois que je vois un directeur de publication faire l’objet d’une interpellation et d’un mandat d’amener», déplore-t-il. «Je suis scandalisé que l’on inflige un tel traitement pour un délit qui n’est pas passible de prison».

La Société des lecteurs de Libération (SLL), «scandalisée par les méthodes employées par la police judiciaire et la magistrature dans une affaire de presse», s'associe à l'indignation et à la protestation de l'équipe.

Laurent Joffrin, PDG du journal et directeur de la rédaction, s'exprimera demain samedi dans la page consacrée par le quotidien à cette arrestation, sans précédent dans les annales judiciaires.

source www.liberation.fr

Le Syndicat national des journalistes (SNJ) s'insurge contre le fait qu'un journaliste soit "traité comme un criminel", à la suite de l'interpellation musclée vendredi du journaliste et ex-directeur de la publication de Libération Vittorio de Filippis, pour une simple affaire de diffamation.

"Dans une société qui veut mettre en prison les enfants de 12 ans et où le chef de l'État porte plainte contre n'importe quel citoyen qui ose le brocarder, interpeller à son domicile un journaliste, l'insulter devant ses enfants, le faire déshabiller et le menotter pour un simple soupçon de diffamation semble une procédure normale", déclare le Syndicat national des Journalistes (SNJ).

Le SNJ "ne peut accepter que de telles pratiques se banalisent" et "dénonce fermement la démesure avec laquelle sont désormais instruits certains délits de presse". Il y voit "une manoeuvre de plus visant à intimider un secteur professionnel, déjà victime d'un climat de dénigrement quasi-systématique de la part de certains milieux politiques et économiques".

Le syndicat des journalistes SNJ-CGT appelle la profession à se réunir lundi à 12H00 à la Maison de la Radio pour "dénoncer le simulacre des débats aux Etats Généraux" de la presse et "faire cesser les atteintes aux libertés de l'information".

Rappelant que l'ex-directeur de la publication du journal a été "interpellé et menotté au petit matin à son domicile (...) dans le cadre d'une banale affaire de diffamation", le SNJ-CGT estime que "cette sinistre affaire est symptomatique des attaques du pouvoir sarkozyen contre les journalistes qui n'obtempèrent pas".

Le Syndicat de la Presse quotidienne nationale "dénonce fermement les méthodes employées par la police judiciaire et la magistrature" dans cette affaire.

Il note que "c'est la première fois qu'un directeur de publication fait l'objet d'une interpellation et d'un mandat d'amener (suivi de mesures d'intimidation, fouilles corporelles, menottes) pour un délit de presse de cette nature", et demande à la ministre de la Justice Rachida Dati de "mettre fin à de telles dérives d'intimidation, incompatibles avec la liberté d'expression".

L'Humanité "proteste énergiquement"

Patrick Le Hyaric, directeur du quotidien l'Humanité, "proteste énergiquement" contre cette interpellation "brutale et humiliante", qui selon lui "rappelle des temps exécrables que nous ne souhaitons pas voir revenir".

"Où va la liberté de la presse au moment où nous travaillons à tenter de sauver la presse écrite dans le cadre des Etats généraux?", demande encore Patrick Le Hyaric, pour qui "un mauvais parfum anti-démocratique commence à flotter sur le pays de Voltaire". "On ne peut laisser faire", conclut-il .

"La liberté de la presse régresse en France" selon Rue89

Le site d'information "Rue89" incrimine des "méthodes proprement inadmissibles" et estime "indispensable qu'une enquête soit ouverte sur cette affaire et que des sanctions soient prises contre les responsables de cette interpellation".

"C'est la première fois, semble-t-il, qu'un directeur de la publication fait ainsi l'objet d'un mandat d'amener pour un délit de presse", souligne Rue89. "Mais ce n'est pas la première fois que la liberté de la presse est bousculée depuis deux ans", note le site, en citant les perquisitions intervenues au Canard enchaîné, la garde à vue du journaliste Guillaume Dasquié, des "mises en examens à répétition".

"La liberté de la presse régresse en France: tous les démocrates devraient s'en alarmer", conclut Rue89.

(Source AFP)

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jeudi 13 novembre 2008

To fric or not to fric

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Parce que je sais que vous adorez ça quand j'en parle... hum hum... parce qu'il est de bon ton aujourd'hui de ne pas en parler, faire comme si, faire semblant, pas faire de vagues, pas critiquer, pas juger, d'avoir un avis qui va dans le sens de tout le monde et qu'on n'a plus le droit de dire vraiment ce qu'on pense, juste le droit de se taire et subir les conséquences de ce que fait une minorité qui elle décide... pour tout le monde et surtout pour elle-même et ses petits (énormes) privilèges... moral en berne des français en ce moment au vu de la situation économique actuelle, baisse de 5 à 6% prévue des dépenses pour Noel en moyenne bien sûr et pour les plus chanceux... Allez, on va parler un peu politique !!!! Morceaux choisis trouvés dans la presse...

Paraît qu'on a des leçons à donner aux autres... FILLON, dans une interview au Parisien : "Il est satisfaisant de constater que les banques françaises sont plutôt plus solides et plus sérieuses que leurs concurrentes européennes." Rappel du montant de l'aide accordée par l' "Etat-gouvernement": "Le Crédit Agricole recevra 3 milliards d'euros, BNP Paribas 2,55 milliards, la Société Générale 1,7 milliard, le Crédit Mutuel 1,2 milliard, les Caisses d'Epargne 1,1 milliard et les Banques Populaires 950 millions." et c'est sûrement pas fini..... oupssssssss !

extrait du Canard enchaîné du 22 octobre, par Jean-Louis Porquet :

"S'il y a quelqu'un qui a su profiter du krach, c'est bien l'hypercapitaliste Warren Buffett, qui rachète à tour de bras des boîtes américaines en faillite. Connu pour son franc-parler et son sens aigu des affaires, il a eu un jour, cette remarque frappante : " La guerre des classes existe, c'est un fait, mais c'est la mienne, la classe des riches, qui mène cette guerre, et nous sommes en train de la gagner." Cette phrase, François Ruffin a décidé de la prendre au sérieux. Dans un livre qui tombe à pic, il se pose la question : et si Buffet disait vrai ? Si c'était Sarkozy, lequel assurait pendant sa campagne électorale qu'il "refuse la lutte des classes", qui nous embobinait ? Si l'habituelle logorrhée (il faut poursuivre les réformes", lesquelles sont "nécessaires", et pour ce faire "rassembler", etc.) avait pour but de cacher cette évidence : la lutte des classes n'est pas une vieillerie à ranger au clou, mais se trouve d'une très brûlante actualité? La démonstration de Ruffin est d'autant plus accessible qu'aujourd'hui, avec le krach, jongler avec les milliards ne nous fait plus peur : citant les chiffres les plus officiels, ceux de la Commission européenne, il rappelle qu'en vingt-cinq ans dans notre beau pays la part des salaires dans le produit intérieur brut a chuté de 9.3%. Ce qui signifie que chaque année, 170 milliards d'euros environ, au lieu d'atterrir dans la poche des salariés, ont rempli celles des actionnaires et boursicoteurs. Ce chiffre constitue une donnée majeure de l'économie, dit Ruffin. Il explique pourquoi les salaires stagnent depuis un quart de siècle. Il explique la génération des trentenaires précaires. Il explique la forme olympique de "l'hyperclasse hypermobile, hyperactive et hyperfriquée". Il montre que les riches se sont enrichis sur le dos des pauvres, et cela devrait être au centre de tous les débats. Or c'est un point aveugle. Tout est fait pour le dissimuler. A gauche, "pourquoi ne parle-t-on ni de "vainqueurs" ni de "vaincus", ni de "guerre" ni de "classes""? Pourquoi ces discours gélatineux, ces "platitudes passe-partout"? Ruffin montre qu'entre 1978 et 1988 tout le vocabulaire de gauche (front de classe, autogestion, rupture, exploiteurs, classe ourvrière, etc.) a été "liquidé-et la pensée qui va avec". Aujourd'hui, Ségolène Royal veut "réconcilier la France avec les entrepreneurs". Vincent Peillon n'a d'autre ennemi que le "dogmatisme marxiste", etc. Et Ruffin de faire des allers-retours entre cette analyse et le réel. D'écouter les victimes de "cet affrontement du Capital et du Travail". (...) Contre le bourrage de crânes généralisé, contre ceux qui tremblent de passer pour "ringards" et "populistes" en appelant un capitaliste un capitaliste, voilà un essai combatif, qui en appelle très logiquement à Jaurès (celui des bons jours) : "Ce que la vie m'a révélé, ce n'est point l'idée socialiste, c'est la nécessité du combat." Kif-kif Warren Buffett !...

extrait du Canard enchaîné du 5 novembre, par Jean-Louis Porquet :

C'est juste une phrase qui vous attrape, et vous trotte dans la tête. Une phrase prononcée par Patrick Doutreligne, de la fondation Abbé Pierre. Evoquant dans Politis (23/10) les Enfants de Don Quichotte, à l'occasion de la sortie du film des frères Legrand, il explique qu'avec leur action de décembre 2006, ils ont créé un "choc salutaire", et ce pour une raison simple : "Notre niveau de tolérance était en train d'augmenter." Emmaus, la fondation Abbé-Pierre, le Secours Catholique : les associations qui ont rejoint alors les Don Quichotte, à force de gérer des structures d'accueil pour SDF et de s'asseoir à la table de négociation des ministères, avaient fini par s'institutionnaliser. Au fond : par s'y faire, à la misère. "Notre niveau de tolérance était en train d'augmenter." Et l'on se dit brusquement que c'est bien de ça qu'il s'agit aujourd'hui, mais pas seulement pour la misère : pour tout. des choses qui nous auraient choqués, indignés, blessés voilà 2 ans, on les laisse passer. On baisse la garde. On s'habitue. de temps en temps, dans un sursaut, on se dit que si ça continue on va finir comme les Italiens : lobotomisés. Car cinq années de Berlusconi ne leur ont pas suffi, ils en ont redemandé, l'ont réélu, les voilà maintenant assistant aux pitreries quotidiennes du télébonimenteur, et seul son projet fou de supprimer 200 000 postes d'enseignants a provoqué un sursaut, fait descendre récemment dans la rue 2 millions de manifestants. On s'habitue. Le martèlement sarkosyste et la cour qui lui lèche à grand bruit les talonnettes. Sous des apparences faussement décontractées et "modernes", le manque total d'humour, que prouve l'affaire des poupées vaudoues. Cette perpétuelle autocélébration de soi, tel un catcheur en tournée permanente sur tous les écrans. La tête qui enfle et les mots pareillement, qui n'ont plus guère de rapport avec le réel. Ainsi, on passe un "pacte moral" avec les banques. Un "pacte moral" !!! Pas étonnant qu'elles s'assoient dessus ! On invite les banquiers à faire preuve de "solidarité". C'est à se rouler par terre ! Mais nous restons stoiques, à peine un sourire accablé, nous rentrons la tête dans les épaules, on a vu pire non ? Et on verra pire. Cet entêtement dans l'erreur : à peine le krach a-t-il déboulé qu'aussitôt "il faut poursuivre les réformes de plus belle". Les réformes ? Cogner sur les services publics, virer massivement des profs, privatiser La Poste (tout en disant le contraire), etc. Cette tentation bonapartiste, je suis l'homme providentiel, à moi l'Europe... Et ce krach à l'occasion duquel ministres et "experts" se déchaînent en choeur, entonnant les mêmes rengaines qu'avant. Même le pape de la finance américaine Alan Greenspan reconnaît aujourd'hui avoir "fait une erreur en croyant que le sens de leurs propres intérêts, notamment chez les banquiers, était la meilleure protection qui soit". mais eux, ministres et "experts" sarkosystes, continuent leur bonhomme de chemin, comme des poules à qui on a coupé la tête. Un "pacte moral" avec les banques... Notre niveau de tolérance est en train d'augmenter.

"La France a échappé à la récession au troisième trimestre grâce à une augmentation inattendue de 0,14% de son produit intérieur brut. Contrairement à l'Allemagne qui a fait -0,5, contrairement à la Grande-Bretagne qui a fait -0,5, la France fait +0,14%. C'est une bonne nouvelle et ça signifie que la France n'est pas techniquement en récession !" révèle la ministre de l'Economie Christine Lagarde. Oh comme on est content !!!! Paraît qu'on n'est pas en récession et que le PIB a augmenté !!!! Comme dit plus haut, ce ne sont évidemment pas les salaires qui en profitent, tous ces chiffres ne sont que de la poudre aux yeux, de la poudre de perlimpinpin histoire de nous dire "Bonne nuit les petits !"....

Allez pour finir, en vrac, quelques citations de Coluche, toujours d'actualité, ce bougre alors, il avait tout compris et il a tout dit, qui peut le remplacer aujourd'hui franchement, il me manque....

"La moitié des hommes politiques sont des bons à rien. Les autres sont prêts à tout. La dictature, c’est « ferme ta gueule » et la démocratie c’est « cause toujours ». Écrivez nous de quoi vous avez besoin, on vous expliquera comment vous en passer. À vingt heures, à la télé, quand tous les pauvres sortent du travail, on ne peut pas dire toute la vérité. Sinon, la majorité n'irait pas travailler le lendemain. Si tous ceux qui n'ont rien n'en demandaient pas plus, il serait bien facile de contenter tout le monde. Qui prête aux riches prête à rire. Si on écoutait ce qui se dit, les riches seraient les méchants, les pauvres, les gentils. Alors pourquoi tout le monde veut devenir méchant ??"

Posté par becreative à 13:51 - POINTS DE VUE - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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