jeudi 19 novembre 2009
Brumes matinales
Un petit bonheur ou même un grand soyons fous, par jour... c'est ce qu'on devrait arriver à trouver, à se construire chaque jour de notre vie histoire qu'elle soit parfois moins difficile à vivre quand on a des problèmes, des soucis, des malheurs, qu'on ne croit plus en rien, que tout nous désespère, plus d'espoir ou comme moi, qu'on en a toujours un d'espoir quelqu'un part, bien caché au fond de soi, tellement caché qu'on a parfois du mal à le trouver, mais il est bien là et un rien le met en lumière...
Mon grand bonheur d'aujourd'hui fut après être allée emmener mes zozios ben emmitouflés à l'école, de retourner prendre à la maison mon APN et de filer dans la campagne fixer dans la boîte magique ces instants précieux que sont les brumes matinales d'automne ou d'hiver, rasantes sur la campagne et les champs recouverts d'un mince givre, quand il a gelé et que le soleil essaie de les percer ses brumes, pas tout à fait, juste ce qu'il faut pour que ce soit un spectacle merveilleux pour nos mirettes...
... et si vous avez la chance d'habiter comme moi non loin d'un cours d'eau, d'un étang, c'est encore plus magique, la brume qui s'élève au dessus de l'eau, quelques cygnes, un vol d'oiseaux, un brouillard épais ou tout juste enveloppant, des couleurs adoucies comme je les aime, j'étais heureuse ce matin....
photos Barbouille
samedi 14 novembre 2009
Une journée à Paris.... Léo Ferré - Sous le Pont Mirabeau
Cliquer sur l'image pour entendre la musique
Sous le pont Mirabeau coule la Seine
Et nos amours
Faut-il qu'il m'en souvienne
La joie venait toujours après la peine
Vienne la nuit sonne l'heure
Les jours s'en vont je demeure
Les mains dans les mains restons face à face
Tandis que sous
Le pont de nos bras passe
Des éternels regards l'onde si lasse
Vienne la nuit sonne l'heure
Les jours s'en vont je demeure
L'amour s'en va comme cette eau courante
L'amour s'en va
Comme la vie est lente
Et comme l'Espérance est violente
Vienne la nuit sonne l'heure
Les jours s'en vont je demeure
Passent les jours et passent les semaines
Ni temps passé
Ni les amours reviennent
Sous le pont Mirabeau coule la Seine
Vienne la nuit sonne l'heure
Les jours s'en vont je demeure
Guillaume Apollinaire (1880 - 1918)
chanté par Léo Ferré en 1953
Une journée à Paris, seule, toute seule.... un immense sentiment de liberté qui m'envahit... Cette ville est à moi et rien qu'à moi l'espace d'une journée, je peux y faire ce que je veux comme ne rien n'y faire, juste la regarder, l'admirer, la sentir, Paris a une odeur... m'en imprégner, apprécier le moindre rayon de soleil s'engouffrant entre les gris bâtiments, la lumière douce, le ronrons des accordéons qu'on imagine...
Y aller seule, c'est n'avoir personne qui me tire le bras parce que je m'arrête à un endroit, que je passe des heures à regarder les gens passer, imaginer leur vie, voir les amoureux qui s'embrassent... avoir le coeur serré... avoir personne qui ne me tire le bras parce que je prends des photos ou que je rentre dans une boutique et que j'y passe un long moment avant de ressortir sans avoir rien acheté... Juste flâner, ressentir cette ville, être bien, m'attabler à la terrasse encore ouverte de mon restaurant italien préféré rue Monge, seule pour la première fois mais heureuse d'y aller quand même, malgré tout, me réapproprier l'endroit, y revenir dans quelque temps avec quelqu'un d'autre pourquoi pas, rien n'est figé, tout bouge et peut bouger, il suffit juste de laisser faire les choses, de laisser du temps au temps, j'apprends doucement...
Un marché, une brocante rue Mouffetard... des prix pour touristes ou japonais fortunés, pas pour moi mais c'est pas grave, c'est joli, je prends juste des yeux ce qui est beau et me rend bien, je ne suis pas là pour ça... juste pour ressentir des choses qui ne coûtent rien et ça ça n'a pas de prix...
Je ne saurais vivre sans Paris... C'est pour cette raison que je ne veux pas m'en éloigner, je reste une petite provinciale, originaire du Jura qui a découvert Paris à 20 ans et en est littéralement tombée amoureuse.... Malgré tout, malgré la pollution, le bruit.... si je le pouvais, j'y habiterais, pour plein de raisons.....
Pris peu de photos, entre deux averses malheureusement, me suis surtout engouffrée dans les boutiques ici et là, changeant de quartier et me rapprochant du Chatelet, le temps n'était pas avec moi, la météo non plus, je voulais aller voir des galeries avec mon book, ce sera pour une autre fois, pas eu le temps... Et puis je n'y crois pas tellement de toute façon, des machines à fric qui ne sont pas là pour vous faire gagner votre vie mais pour gagner du fric sur votre dos... Je me contenterai comme tout le monde d'un petit boulot payé au SMIC, encore faut-il le trouver, j'attends le début de l'année prochaine pour chercher, je ne suis pas pressée, j'espère que ma procédure de divorce aura avancé d'ici là... Mon futur ex-mari a l'air d'accord sur le fait que je garde la maison, ce serait génial pour moi et les enfants, de ne pas être obligés de partir et de la quitter, évidemment j'aurai moins d'un autre côté mais je m'en fous, je m'y suis tellement attachée à cette maison, j'ai envie de la garder même si je sais que financièrement ça va être dur...
La nuit est tombée, je suis revenue chez moi, futur ex mari rentré je ne sais où... j'ai récupéré mes enfants, ma vie... Le sapin est allumé, tout clignote dans le salon, j'aime ça... J'écoute Ferré, ça faisait bien longtemps, je me le réapproprie lui aussi... Les enfants font leur liste au Père Noel, heureux ceux qui y croient encore, il ne faudrait jamais grandir, toujours rester dans l'innoncence, la vérité n'est pas toujours bonne à entendre, la vraie vie pas toujours bonne à vivre... Je voudrais revenir en arrière ou aller beaucoup plus en avant, savoir si vraiment j'aurai eu raison d'attendre, savoir si vraiment le bonheur et la joie sont au bout, je suis d'une nature à avoir beaucoup d'illusions encore, à espérer toujours, je ne sais vivre que comme ça sinon je ne vivrais déjà plus, l'espoir fait vivre, l'espoir me fait vivre.... Je l'espère cette épaule sur qui je pourrai me reposer un jour et qui me manque parce que se reconstruire toute seule c'est dur....
dimanche 25 octobre 2009
Fin de week-end.....
Un week-end bien rempli... rempli volontairement pour ne pas trop broyer du noir toute seule, que le temps passe plus vite, m'occuper les dix doigts, c'est la meilleure des thérapies pour moi et ça l'a toujours été, pour ne pas penser et canaliser mon énergie... Grand rangement et ménage dans la maison, je profite que ma horde de sauvages est en vacances chez ma soeur pour le faire, je profite du silence aussi pour écouter tout plein de musique et rythmer un peu les journées... Je me fais inviter à droite à gauche... visite surprise aujourd'hui de ma copine Aurélie et de sa petite famille, ça fait plaisir... Voir du monde, m'entourer, éviter d'être trop seule, m'occuper de moi aussi, ça fait du bien au moral de se faire belle pour soi et pas forcément pour quelqu'un... Et puis une semaine qui s'annonce chargée avec mon expo qui arrive, ça y est, c'est samedi prochain !!!! Je suis en train d'étiqueter mes toiles, mettre les systèmes d'accrochage en place... J'ai l'adrénaline qui commence à monter, cette expo c'est l'aboutissement de 10 années de travail, c'est pas rien, j'y tiens, je sais que l'émotion sera au rendez-vous vu les circonstances et vu qu'il manquera une personne ce jour-là, je n'ai pas souhaité qu'il soit là... Mais il y aura tous les gens qui me sont chers ce jour-là et c'est ça le plus important... Une grande bouffe à la maison pour terminer la soirée, du boulot en perspective et sans doute plein de bonheur et de joie aussi ! En attendant, je vais passer deux jours dans le Jura, aller voir un petit peu ma famille qui s'inquiète, me faire chouchouter un peu aussi, aller voir mes enfants mais sans m'en occuper, ma pauvre soeur, avec les siens ça lui en fait 6 à gérer, elle est courageuse elle aussi hein ! Si tu passes par là Audrey (enfin si t'as le temps hein !), je t'embrasse tout fort !...
mercredi 21 octobre 2009
Séparation...
image Google
Regarde-moi encore une fois, juste une fois... Regarde-moi te maudire jour après jour... J'y croyais... Tu me disais que tu m'aimais, plus que tout au monde, plus que ta propre vie... Que tu ne m'abandonnerais jamais... Qu’on vieillirait ensemble... Qu’on mourrait enlacés pour que plus jamais l’on ne nous sépare... Mon cœur s’emballait mais il ne bat plus... Je voyais un avenir, je n’en vois plus... Un fossé nous a séparé et il n’y a plus de pont... Cela faisait tellement longtemps que plus rien n'allait et pourtant je continuais de t'aimer... Pourquoi l'amour, peut-il apporter autant de bonheur mais encore plus de malheur ? Des images me reviennent, magiques et belles, c'est toi qu'elles contiennent. Tout n'est que passé, histoire inachevée, un présent totalement gâché. Des mots, des gestes qui m'ont fait sourire... Des mots, des gestes qui m'ont fait souffrir, des moments qui m'ont fait grandir. Tout ça pour une personne rencontrée, pour une personne aimée, pour une personne à oublier. Tu n’as pas su tenir tes promesses... On était deux mais je suis seule... Je me suis laissée tomber... Je m’effondre... Je ne peux pas dormir... Ame errante... Cœur errant anéanti... Rongée par des réminiscences cauchemardesques... Me croyant tombée au fond d’un puits sans fond... Regarde mes blessures... Ma cicatrice ne guérit pas, guérira-t-elle jamais... Tu as brisé mon cœur, mes espoirs, mes illusions... Mon cœur est si malheureux... Ma naiveté s’est envolée à jamais... Mon corps ne cesse de pleurer... Tu me fais tant souffrir... Noyée par le chagrin accumulé... Finalement égorgée par la nuit... Emportée bien loin de cette vie... Je ne pourrai jamais te pardonner... Mes espoirs déçus... Une vie sacrifiée, des années d’abnégation, de soutien pour rien... Je vois au fond de mon cœur toute ma haine et toute ma peur de te voir juste m'oublier et j'ai mal à en crever... J'ai cette boule dans l'estomac à chaque fois que je te vois... Mon coeur vient d'éclater... Plein de morceaux éparpillés... Arriverai-je à tous les récupérer ?... J'ai trop perdu... Je n'en pouvais plus... Je ne supportais plus cette vie... Et pourtant cela me fait mal de me dire que t’es parti... N'essaie pas de me demander pardon, je ne peux pas, je ne pourrai jamais... Mon corps est malade, mon cœur saigne... J'aperçois par hasard une étoile dans la nuit... Je me rapproche de l'éclat produit... Car de là où je suis, elle est comme masquée d'un voile... Je prie pour que la lumière ne s'enfuit et m’éclaire et me guide... Poussière d’étoiles qui illumine ma vie et me fasse renaître un jour, que le tas de cendres de notre amour passé disparaisse enfin... Laisse le vent t'emporter... Loin de moi et de mon coeur... Le silence enfin... Une nouvelle vie m’attend, une autre vie, plus calme et plus sereine... + d'amour... le vrai... Un nouvel homme dans ma vie... L'homme de ma vie... Le vrai... J’espère... J'attends... Car je ne peux vivre sans amour, sans quelqu'un à aimer... Sinon je n’en voudrai pas de cette vie... Sinon je n’en voudrai plus...
mardi 20 octobre 2009
Un amour de soeur.....
Une soeur adorable qui me soutient depuis des mois, à mon écoute même quand je suis en pleurs..... et qui m'envoie avec son mari aujourd'hui un gros bouquet de fleurs de toutes les couleurs juste pour me dire qu'ils sont là, qu'ils m'aiment, qu'il y a plein de gens qui m'aiment et que même si mon mari, il ne m'en offrira plus des fleurs, il y aura toujours quelqu'un pour le faire... Audrey et Bertrand, je vous adore !.....
dimanche 18 octobre 2009
Le syndrome du week-end
Photos Barbouille
Allongée par terre, sur des pierres, la tête sur un coussin de bruyères, j'ai essayé aujourd'hui de recharger les batteries de la vie...
Le syndrome du week-end... Il paraît que tous les divorcés, séparés, quittés d'une façon ou d'une autre ressentent ça... Un vendredi soir, un samedi soir, moments insoutenables surtout à l'approche de l'hiver, où l'on ressent partout le bonheur sauf chez soi, les feux de cheminée chez les autres, où l'on a envie d'en finir, où l'on pleure toutes les larmes de son corps sans savoir pourquoi... Un manque terrible, un sentiment de solitude immense où l'on ne sait quoi faire, où l'on a envie d'aller se coucher la tête sous la couette, ne pas voir, ne pas entendre, dormir pour que ça passe plus vite mais ça ne passe pas et on ne dort pas parce qu'on a le malheur de penser et de ne pas oublier, oublier les moments qu'on a partagé avec l'autre et dans ces moments-là, on ne se rappelle bien sûr que des meilleurs....
Heureusement, on n'est pas seul, il y a les enfants qui font ce qu'ils peuvent pour me consoler , il y a la sonnette d'alarme qu'on tire tout doucement et quelqu'un qui répond à l'appel et qui prend de son temps pour me réconforter, me faire sourire, la nuit passe et ça passe... On se réveille le dimanche matin avec l'envie de bouger, de faire quelquechose de positif de cette journée et on décide de sortir pour une grande balade en forêt, il fait beau, le soleil est partout et aujourd'hui, je fais attention à lui, je ferme les yeux et me laisse réchauffer par cette lumière qui m'envahit toute entière et je suis bien....
On finit l'après-midi par une balade en vélo, dans les champs, au-delà de la voie ferrée, on voit un cheval blanc et on espère voir un Prince Charmant... mais non, ce ne sera pas pour aujourd'hui....
mercredi 14 octobre 2009
A vous.....
Pfiouuuu, tous vos messages d'hier m'ont fait du bien et reboostée, fini de me laisser aller à la nostalgie, aux regrets de ma vie passée car il y a eu, c'est triste à dire de bons moments même si aujourd'hui, ils sont devenus flous et quelque peu (et le mot est faible !) altérés par tout le reste et tout le cauchemard qu'il m'a fait vivre pendant 10 ans puis depuis 1 an, sans parler du harcèlement moral et psychologique et de la manipulation qu'il exerce sur moi depuis quelques jours pour que je minimise ce qu'il m'a fait et ne l'enfonce pas trop devant l'avocat et la police que je dois aller voir pour donner ma version de ce qui s'est passé lors de ma tentative de suicide. Quand je vois comme tout cela se termine, je ne ressens plus que de l'amertume et de la colère oui envers cette personne qui a partagé 17 années de ma vie, oui je le répète souvent mais ça me semble tellement énorme, presque autant que les années vécues avec mes parents et mes deux soeurs, c'est fou, et que tout cela se solde par un échec, échec qui ne vient même pas de moi qui ne suis responsable en rien de tout cela, moi qui subit les choses depuis tant d'années sans rien dire ou presque, juste appeler au secours de temps en temps quand je n'en peux vraiment plus, tendant la main vers des gens qui me tournent le dos (je parle de ma belle-famille) et m'accusent aujourd'hui d'être aussi responsable de tout cela, je trouve cela totalement injuste et carrément dégueulasse, mais je ne me suis jamais fait d'illusions sur ces gens-là, dès le début de ma relation avec mon mari, j'ai senti qu'il y a avait un malaise dans cette famille, mais à l'époque, j'étais amoureuse, aveuglée par mes sentiments, bien naive, j'avais 20 ans et je ne connaissais rien à la vie... Je ne peux donc avoir de regrets de m'être engagée dans cet engrenage, je ne pouvais pas savoir et je croyais encore à l'époque en l'humanité de l'humanité, ce en quoi je ne crois plus aujourd'hui même s'il y a toujours des exceptions à tout et vous toutes en faîtes partie, ne laissez jamais dire qui que ce soit du mal de vous, croyez en vous comme je vais essayer désormais de croire en moi, oui j'ai de la ressource, je me suis toujours relevée de tout alors pourquoi pas cette fois, ça ne peut pas être pire, ça ne peut qu'aller mieux, voyons le côté positif des choses...
lundi 12 octobre 2009
Automne
dimanche 11 octobre 2009
Un dimanche soir d'automne....
Anne-Julie Aubry
Une saison blanche et austère
Le jour a pris des somnifères
Je dors, debout
On l'attend depuis des mois
Mais le printemps, ne viendra pas
Peut-être, en Août
Mais c'est l'éther,
Que je préfère
A nos hivers...
On s'attache, et on se lasse
Jusqu'au jour où nos nuits blanches
Ressemblent à un dimanche
On se cache, on s'embarrasse
Et je mets ma robe blanche,
Le temps d'un dimanche en hiver
Passent les jours et mon heure
Passent les oiseaux migrateurs
Je perds le nord.
Le printemps ne viendra plus
J'ai l'impression qu'il s'est perdu
Peut-être il dort
Je manque d'air,
Nos soir d'hiver,
Sont délétères
On s'attache et on se lasse
Jusqu'au jour où nos nuits blanches
Ressemblent à un dimanche
On se cache, on s'embarrasse
Je mets ma robe blanche,
Le temps d'un dimanche en hiver.
Keren Ann - Un dimanche en hiver
Un dimanche soir d'automne comme un dimanche d'hiver... La nuit qui commence de plus en plus tôt, les volets qu'on ferme un peu plus tôt, les lumières qui s'allument un peu plus tôt, les pulls et manteaux que l'on ressort du placard, envie d'un bon bain chaud avec des bulles, je ne m'en prive pas tant que j'en ai un... une envie de feu de cheminée mais pas le courage, plus envie de rien, toute seule même si les enfants papillonnent autour de moi, un mari si l'on peut appeler ça comme ça, qui joue avec mes nerfs, croit encore qu'il peut me manipuler même à distance, qui ne m'a pas ménagée depuis mon retour à la vie, de nouveau à l'hôpital, rentré dans un avant-hier, ressorti hier matin et retourné dans un autre hier soir pour finir en psychiatrie aujourd'hui jusqu'au milieu de la semaine prochaine... une histoire de fous, je me demande s'il ne cherche pas à nous rendre comme lui, dingues quoi... Je m'en fiche, tout ce qu'il fait ou dit ne me touche plus, il n'est plus à la maison, ne rentrera plus, c'est ça l'important... Une belle-famille qui me tourne le dos comme elle l'a toujours fait, me juge, m'accuse, enfonce le couteau dans la plaie, je me sens seule, terriblement seule, loin des miens, loin de ma famille à moi qui me soutient elle comme elle peut et me manque... Et puis la fatigue, une immense fatigue depuis que je suis sortie de l'hôpital, plus la force de grand chose à part faire des citrouilles et des champignons à ne plus savoir qu'en faire, allez savoir pourquoi, besoin d'occuper mes mains pour remplir le vide de ma vie, une lassitude qui s'installe, une impuissance, à peine la force de m'occuper de mes 4 enfants, devoirs à surveiller, repas à préparer, une montagne de linge à laver qui s'accumule, du mal à supporter le bruit, leurs disputes, à faire régner un peu d'ordre, la peur de l'avenir, un projet auquel j'ai décidé de renoncer, une maison qui va être revendue aussi vite qu'elle a été achetée car je ne veux plus rester ici, là où je ne suis plus heureuse, là où on ne veut pas de moi, et puis m'éloigner de mon mari, de ce que j'ai vécu avec lui, recommencer à zéro ailleurs, je crois finalement que c'est ce qu'il me faut, même si ça ne correspond pas exactement à ce que je voulais faire au départ, même si un quelconque projet ne voit pas le jour et que je trouve juste un boulot qui me fasse vivre moi et ma famille, me mettre à l'abri, ça c'est le plus important, et me rapprocher de ceux qui ont été là pour moi, ma famille à moi, impression de m'être trompée de route depuis le mois d'août, peut-être aurais-je du suivre ma 1ère intuition plutôt que de faire tout un détour pour finir par revenir au point de départ, je vais devenir raisonnable et me contenter d'une vie normale, la normalité, je n'ai jamais connu alors pourquoi pas, peut-être est-ce apaisant et peut-être est-ce la clé du bonheur finalement, à quoi bon vouloir la Lune....
ps personnel : Clélia, dis-moi que tu me lis toujours et que tu penses toujours à moi...
jeudi 8 octobre 2009
Retour à la vie...
Anne-Julie Aubry
Un retour à la vie, la vraie, dans ma maison, en fin de journée, aujourd'hui jeudi 8 octobre, ironie du sort, cela fait 17 ans aujourd'hui que je connais et vis avec mon mari, une vie cahotique comme vous l'aurez compris, une vie comme tout le monde avec ses hauts et ses bas, chez moi ce sont de très hauts et de très bas... un amour passionné, fusionnel, destructeur, qui ne s'explique pas, qui nous conduit à quelquechose d'impossible, de plus possible, il m'a fait trop de mal, je commence à avoir envie de lui en faire, à avoir envie des mêmes choses que lui, l'auto-destruction, il a trop déteint sur moi durant toutes ces années, il faut que ça s'arrête car il n'y a pas d'autre issue possible, j'ai tout fait, je dis bien tout et ça n'a rien donné alors à quoi bon continuer... Un trop-plein dimanche, des enfants que ma belle-famille m'a enlevé, me laissant seule face à lui, trop c'est trop, une décision prise sur un coup de tête, sans réfléchir, si j'avais réfléchi, je ne l'aurais sûrement pas fait... une envie d'en finir, que le cauchemard cesse... 4 jours passés à l'hôpital dont 3 en réanimation avec aucun contact avec l'extérieur, un état comateux les deux premiers jours où je dormais la plupart du temps, incapable de faire le moindre mouvement et puis j'ai repris du poil de la bête petit à petit jusqu'à aujourd'hui, aujourd'hui où je tournais comme un lion en cage dans ma chambre d'hôpital, ne sachant que faire, attendre, attendre un psychiatre qui est resté en tout et pour tout 1 minute et demie dans ma chambre, ne m'a rien dit ou presque, me faisait répéter ce que je disais toutes les 5 secondes car il n'écoutait pas, trop concentré sur les griboullis qu'il faisait sur une feuille, un psychiatre qui s'est levé brusquement, a ouvert la porte et m'a dit "au revoir Madame " me laissant littéralement atterrée... Il faut espérer qu'ils ne sont pas tous comme ça sinon au secours ! Je suis sortie à l'air libre enfin... éblouie par le soleil moi qui ai vécu stores baissés pendant 4 jours... Mon mari est venu me chercher, la mine défaite, pas mangé pendant 3 jours, pas dormi non plus, 2 zombies... et puis rentrée à la maison qui sentait le renfermé, la vaisselle toujours dans l'évier, mes bricolages en cours toujours sur la table de la cuisine... J'ai ouvert l'ordinateur, il m'avait prévenue que beaucoup de messages m'attendaient, qu'il n'avait pas eu le courage de s'occuper de ça, pardonnez-lui... Et puis en réanimation, on n'a pas de téléphone et les informations sont données au compte-goutte et uniquement à la famille... J'ai commencé à lire tous vos messages, je ne me souvenais plus exactement de ce que j'avais écrit, je comprends tout ce que vous m'avez écrit même si les messages d'une certaine Valérie, connue il y a quelques années et qui du jour au lendemain m'avait dit qu'elle ne voulait plus entendre parler de moi sans aucune explication m'ont laissée perplexe... C'est quelqu'un qui doit avoir un compte à régler avec moi et je ne saurai jamais pourquoi, c'est quelqu'un qui ne me connait pas, ne sait rien de ma vie, de mon parcours, rien de rien tout court, je trouve assez fort qu'elle se permette de me juger, d'établir une fiche-type de ma personnalité alors même qu'elle ne m'a jamais rencontrée et qu'elle ne me connait pas. Je ne crois pas être une personne hystérique, ni si exhubérante que ça et mes sautes d'humeur correspondent bien souvent à des choses qui me révoltent dans le monde dans lequel on vit ou des choses que je n'arrive plus à supporter dans MA vie, je crois que beaucoup de gens passent par des moments comme ça même s'ils ne les expriment pas forcément comme moi je le fais... et si ce que je dis ne lui convient pas, comme je l'ai toujours dit, qu'elle passe son chemin, ce blog est fait pour ceux qui ont envie d'y venir, qui y viennent parce qu'ils m'apprécient même si je ne suis pas parfaite car personne n'est parfait, encore faut-il le reconnaître. Quant aux posts qui ont été publiés cette semaine suite à mon appel au secours, ce sont juste des posts qui avaient effectivement (heureusement qu'il existe des personnes assez censées pour le comprendre) été programmés la semaine dernière... et non, même si parfois je suis un peu fofolle, je ne suis pas complètement folle à passer du "up" au "down" sans arrêt, je le répète, ma vie est chaotique parce que je vis avec quelqu'un qui est lui-même imprévisible et du jour au lendemain fiche ma vie par terre, ne va pas bien et qui déteint en permanence sur moi et ce depuis des années et là, je suis arrivée au bout de ce que je pouvais supporter. Je suis quelqu'un qui a du coeur et qui n'est pas super forte quoiqu'en pensent certains et quelquefois je prends les choses dans la figure sans avoir rien demandé d'où des posts très variables, on ne peut pas comprendre tant qu'on ne l'a pas vécu... Merci pour la gentillesse toujours égale de certaines personnes que je ne citerai pas et merci à Audrey (Agrippine) pour avoir été la médiatrice de ce "forum" de fortune pour prendre/donner de mes nouvelles... Je vais prendre un peu de temps pour me remettre sur pied et revenir ici... Prendre des décisions même si certaines doivent être prises tout de suite, demain probablement, mon mari ne pouvant plus habiter dans notre maison, c'est décidé, je récupère mes enfants demain, il ne faut pas qu'il soit là, on a tous les 5 besoin de se retrouver, se parler, sortir ce qu'on a sur le coeur, se reconstruire sans sa présence qui ne peut être que néfaste, en tout cas pour un bon moment si ce n'est de façon définitive peut-être... Mes enfants voient un psychiatre la semaine prochaine et moi je lui demanderai conseil pour m'indiquer un de ses confrères qui tienne la route pour moi car j'en ai aussi besoin, même si la plupart des gens croient que je ne suis pas suivie, si je le suis et l'ai déjà été il y a quelques années pour les mêmes raisons à savoir l'alcoolisme de mon mari qui déjà à l'époque m'avait fait descendre bien bas même si je n'en étais pas arrivée à la phase ultime... Là je sens bien que je suis arrivée vraiment au bout de la route, avec lui en tout cas, j'ai vraiment fait tout ce que j'ai pu et même le pire, maintenant, je dois vraiment penser à moi et mes enfants et rien d'autre et ne pas avoir de remords ou de regret... De grosses bises à toutes, encore merci pour vos innombrables messages de soutien et encore pardon pour avoir une fois de plus franchi une limite qui selon certaines ne devrait pas être franchie sur un blog, moi je pense que si, un blog est un moyen d'expression comme un autre. Quand j'étais petite, j'écrivais un journal où je notais tout ce qui me passait par la tête, mon blog c'est ça, je ne suis pas plus dingue qu'une autre et celles qui le prétendent sont peut-être encore pires que moi, personne n'est parfait et chacun a le droit de s'exprimer là où il en a envie. Sans ce blog, je ne serais peut-être plus là... merci Audrey et toutes les autres...





































































