mardi 27 janvier 2009
Le 1er jour du reste de ma vie...
Ce film c'est tout simplement la vie teintée de mélancolie, celle de tout le monde, la mienne, la vôtre... C'est la vie d'une famille, elle pourrait être la mienne, la vôtre. On peut tous s'y reconnaître quelque part, nos souvenirs, nos joies, nos peines, la maison de notre enfance, nos relations avec nos parents, nos frères et soeurs, les enfants qui grandissent trop vite quand on devient soi-même parents, que le temps passe, que l'on vieillit, le temps qu'on a envie d'arrêter tout le temps, comme un polaroid qu'on veut garder éternel et qui ne jaunira jamais. La tristesse quand on perd un être cher, les disputes, les brouilles, les gens d'une même famille qui ne se voient plus pendant des années à cause de querelles stupides, les parents qui passent à côté de leurs enfants, les enfants qui passent à côté de leurs parents, les choses qu'on ne se dit pas, celles qu'on se dit et qu'on regrette d'avoir dîtes.... la vie quoi... elle est difficile parfois, elle est belle aussi car elle est riche de tout ce qu'on y met, à notre niveau, tous les jours... Le bonheur, on peut le décider aussi quelque part... Un film comme une leçon de vie à prendre, un film qui ne peut pas ne pas nous faire penser à ceux de Klapisch, encore plus humain peut-être...
On continue la route...
En repartant du pub O'Connor à Doolin... on va un peu plus loin... traversant vertes prairies elles-mêmes traversées par des cours d'eau qui se jetteront un peu plus loin dans l'océan... En Irlande, on a toujours envie d'aller au-delà, savoir ce qu'il y a après... car ce sera forcément beau...
La route nous emmène là-bas, tout là-bas au bout d'une jetée, comme un bout du monde, il y en a plein en Irlande des bouts du monde, des endroits où l'on respire, où le vent nous emmène si on le laisse faire, des endroits où la nature semble plus forte que tout, plus forte que nous... Elle l'est, elle nous dépasse, elle dépasse tout... et c'est ça qui est beau, ne plus être les maîtres du monde, se sentir tout petit face à l'immensité tout autour de nous...
Et puis on fait demi-tour et on redescend, vers Lahinch, des façades colorées, des boutiques pour les surfers, il y en a plein des surfers, même au mois de décembre, l'océan déchaîné et les vagues les inspirent, peu importe les températures...
On descend encore plus au sud et on découvre une jolie petite station balnéaire, Kilkee, immense plage déserte, pas un chat dans les rues, comme si on avait réservé le pays tout entier, rien que pour nous... expérience unique que d'avoir l'impression qu'un pays est quasiment un désert, peuplé uniquement de vaches et de moutons, les hommes en sont absents ou presque, on ne les voit pas, un pays fait rien que pour nous, le temps de nos vacances... les gens ne me manquent pas, qu'ils soient irlandais ou autres, j'aime la solitude et ce pays est fait pour moi...
Rues désertes et qui nous emmènent parfois on ne sait où...
Une rue à mon nom, ça c'est rare et je ne risque pas de revoir ça de sitôt, il fallait immortaliser ce moment... et oui, Géraldine est un prénom irlandais, comme par hasard et le hasard fait bien les choses...
Un tracteur sur la route et une rare, trop rare, maison ancienne...
Un autre bout du monde, le vent qui vous frappe le visage, une falaise où viennent se fracasser les vagues, un bruit sourd qui vous étourdit, vous grise, vous emporte, fermez les yeux, imaginez...
lundi 26 janvier 2009
Cupcakes tutti frutti
Qui a dit que le printemps n'était pas là ? J'ai décidé qu'au moins, il le serait dans ma cuisine, le temps d'un 4 heures pour les enfants, ayant enfin trouvé les moules en silicone de toutes les couleurs que je cherchais depuis quelque temps... J'ai eu l'impression de jouer à la dinette avec tout un tas d'ingrédients miam miam de toutes les couleurs, bon évidemment colorant indispensable sinon c'est pas drôle... Sucres colorés parfumés à la barbe à papa et à la guimauve, glaçage au citron coloré en vert printemps, feuilles en pain azyme, perles de sucre aux agrumes et à la myrtille (fournisseur : G.Detou - Paris) sur des muffins à la cardamone, noix de coco et citron....
La recette pour 12 muffins : 2 oeufs, 80g de sucre, 125g de farine avec levure incorporée (ou 1/2 sachet de levure en plus de la farine), 125g de beurre fondu, 1 cuillère à soupe de noix de coco rapée, 6 gousses de cardamone (ne prendre que les graines qui sont à l'intérieur) et pour le glaçage, 250g de sucre glace et 3 cuillères à soupe de jus de citron. Mélanger le tout, ne remplir les moules qu'à moitié, au four 10-15 mn à 220 degrés (surveiller la cuisson). Répartir le glaçage et libre-arbitre pour la décoration !
samedi 24 janvier 2009
La vie selon Woody Allen
La vie devrait être vécue à l'envers.
On devrait commencer par mourir et ainsi, en deux temps trois mouvements, le trauma est passé. Ensuite tu te réveilles dans un lit d'hôpital et te réjouis du fait de te sentir mieux jour après jour. Ensuite on te laisse partir parce que tu vas mieux et la première chose que tu fais, c'est aller à la poste retirer ta pension dont tu jouis au mieux. Avec le temps qui passe tes forces augmentent, ton physique s'améliore, les rides disparaissent. Puis tu commences à travailler et le premier jour on t'offre une montre en or ! Tu travailles 40 ans jusqu'à ce que tu sois assez jeune pour profiter adéquatement de ton retrait de la vie professionnelle. Ensuite tu passes de sorties en beuveries, tu bois, tu joues, tu baises et tu te prépares à commencer tes études. Puis tu vas à l'école, tu joues avec tes amis, sans aucune espèce d'obligation ou de responsabilité, jusqu'à ce que tu sois un bébé. Quand tu es suffisamment petit, tu t'enfiles dans un endroit que tu devrais connaître parfaitement entre-temps. Les neufs derniers mois de ton existence, tu les passes à flotter tranquillement et sereinement dans un endroit chaud avec room service et plein d'affection, sans personne pour te casser les bonbons.
A la fin, tu quittes ce monde dans un orgasme.
Woody Allen
ps : un merci tout spécial à mon beau-père qui m'a envoyé ce texte...
vendredi 23 janvier 2009
Crème veloutée de poissons à la Gus O'Connor
Une recette cocon pour ces temps d'hiver bien tristouilles, fortement inspirée d'une soupe de poissons dégustée avec bonheur dans l'un des meilleurs pubs sans doute de la côte ouest irlandaise, le Gus O'Connor's pub de Doolin dont je vous ai parlé précédemment... Je n'ai pas demandé la recette mais ai essayé de la retrouver à ma façon et au bout de deux essais, je peux être fière de moi, c'est vraiment la même !
recette pour 4 personnes :
Préparer un roux avec 100g de beurre et 100g de farine. Dans le même temps, préparer un fumet de poisson en faisant chauffer du vin blanc et du lait (250 ml et le reste de lait) puis ajouter 10 cuillères à soupe de fumet de poisson en poudre, bien mélanger... Ajouter le fumet de poisson sur le roux préparé juste avant et faire cuire jusqu'à épaississement sans cesser de remuer. Ajouter une cuillère à soupe de crème fraîche épaisse (à 15% de matières grasses !) puis du saumon sans arêtes coupé en gros cubes (ou du poisson blanc), de grosses crevettes décortiquées, des petites noix de St Jacques et faire réchauffer à feu doux une dizaine de minutes en remuant et en veillant à ce que le fond n'attache pas.... Servir dans de gros bols en ayant parsemé le dessus d'un peu de persil, servir avec une grosse tranche de pain brun aux céréales beurré avec du beurre demi-sel.
jeudi 22 janvier 2009
Doolin...
En route vers Doolin (joli comme nom au passage, ça tinte comme des clochettes, ça tangue comme un bateau sur l'océan...), petite ville donc... euhhhh petit village... euhhh petit hameau de bord de mer !... En passant par la côte, on part du coin de Mullagh où nous avons notre maison et on remonte vers le Nord, en passant par Miltown Malbay, Lahinch...
Une petite route pas terrible mais pleine de charme comme toutes les petites routes d'Irlande d'ailleurs, on a un peu de mal au début et puis on s'habitue et puis on finit par les aimer car justement elles ne sont pas parfaites... Petite route donc qui descend à pic... vers une tour qui surplombe l'océan déchaîné, les vagues qui viennent mourir sur les rochers, romantique à souhait, une vision de carte postale et encore il faut le vivre pour le croire, l'image même que je me faisais de l'Irlande, je suis comblée, je pourrais rester des heures à cet endroit, avec le vent qui me fouette le visage, mon âme qui s'envole au loin (et qui n'est toujours pas revenue d'ailleurs !), on est seuls au monde, on est bien...
Quelques minutes plus tard, on arrive à Doolin, quelques maisons colorées, je veux bien la rose au passage, tout ce que j'aime, chaux et toit de chaume, de plus en plus rare en Irlande... ils les détruisent toutes, elles leur rappellent trop les années noires...
... et au pub Gus O'Connor, une petite halte d'après-midi, une adresse que m'avait conseillé Mike, notre copain Irlandais, si on voulait manger du poisson...
Les photos se passent presque de commentaires... On entre dans un pub et on se rend compte que la chaleur irlandaise, elle est là, dedans, il faut juste pousser les portes de ces endroits qui ne paient pas de mine de l'extérieur, en tout cas qui sont plutôt discrets et à l'intérieur, la chaleur nous envahit, un feu de tourbe dans l'âtre pour nous accueillir, une ambiance accueillante, chaleureuse, une décoration chargée pleine de souvenirs de toutes sortes qui va avec et la décoration de Noel qui accentue encore cet effet, la Guinness omniprésente, on s'installe sur des tabourets moelleux ou des banquettes et là, on n'en part plus !!!! On s'y sent bien, c'est magique...
En pleine journée, il y a peu de monde, quelques gens qui passent et nous ! Nous y sommes retournés le soir, c'est totalement différent... C'est certain, c'est là qu'on viendra faire la soirée du Nouvel-An, d'ailleurs ce soir-là, il y aura des concerts de musique traditionnelle, c'est tout simplement inmanquable !!!!
mardi 20 janvier 2009
Coup de coeur cinéma
Un film que Jules Verne n'aurait sans doute pas renié, pour ceux et celles qui ont aussi aimé "La cité des enfants perdus" car même s'il est différent, il nous y fait penser... un message écologique, ne bousillons pas notre planète, même si c'est démago, ça fait du bien parfois de le dire... un superbe film à regarder en famille...
Arbre de janvier
Un peu de nostalgie en rentrant de vacances, coup de blues, coup de froid, l'hiver et ses températures glaciales qui me pèsent, une touche de frustration aussi de ne pas avoir beaucoup profité du sapin et des décorations de Noel, envie d'une atmosphère réchauffée et lumineuse alors j'ai joué les prolongations et n'ai rien enlevé en janvier, j'ai même remplacé le sapin qui était décédé par une composition que j'ai appelé "arbre de janvier", pas un sapin pour faire concurrence au traditionnel et unique sapin mais quelquechose de différent, des branchages tout blancs achetés chez Ikéa, des boules de toutes sortes et autres décorations achetées chez Truffaut au moment des soldes, 50% de moins sur le prix, chez Truffaut ça vaut vraiment le coup car ils font toujours de jolies choses pour Noel mais souvent très chères, elles reserviront l'année prochaine... Ca change et c'est original, jamais vu ça nulle part... mais bon je ne suis pas allée partout non plus hi hi !
Une actualité qui se passe de commentaire(s)....
Christine Lagarde déclare que les banques qui bénéficieront de la deuxième tranche d'aides de l'Etat seront les six mêmes banques que celles qui avaient bénéficié de la première tranche.
Les six banques en question étaient la Société générale, BNP Paribas, le Crédit agricole, les Banques populaires, les Caisses d'Epargne ainsi que le Crédit mutuel.
Elles recevront ainsi une nouvelle aide de 10,5 milliards d'euros.
Par ailleurs, la ministre de l'Economie a jugé qu'il serait "normal" que compte tenu de la situation actuelle du secteur automobile, les dirigeants des constructeurs français renoncent à leur bonus comme viennent de le faire leurs homologues des banques.
La Société Générale indique dans un communiqué qu’elle anticipe un bénéfice net de 2 Milliards d’Euros pour le compte de l’exercice 2008. La banque accueille cependant volontiers la seconde tranche d’aides de l’Etat, à hauteur de 1,7 Milliard d’Euros. Elle précise qu’elle déterminera d’ici l’été la nature de l’instrument financier qu’elle proposera à l’Etat.
mardi 13 janvier 2009
Irish spirit
Une belle journée qui commence, un soleil qui joue à cache-cache mais qui quand il se montre, transforme les paysages et les illumine de façon divine. On remet la découverte des falaises de Moher à un autre jour, on veut prendre notre temps, découvrir ce qui nous entoure, y aller doucement, le comté de Clare est grand, riche et varié et on a bien l'intention de tout voir de toute façon...
On longe la côte, c'est superbe, partout.... on en prend plein les yeux et on s'arrête toutes les 5 secondes pour immortaliser dans la boîte toutes ces images, pour ne pas les oublier plus tard...
J'écris au présent et pourtant tout cela est tellement loin déjà, ça me rend nostalgique de revoir tout ça, de reparler de tout ça... Comme dit si bien ma copine Marie, la nostalgie vient du manque et c'est vrai.... Ce pays me manque pour tout ce qu'il est, tout ce qu'il représente, tout ce que j'y ai vu et qui était si beau et que j'ai quitté... parce qu'il fallait bien rentrer un jour... La magie du vert et du gris qui se côtoient, c'est ça l'Irlande, les contrastes et parfois aussi les couleurs qui se fondent, une douceur infinie qu'on ressent tellement, même quand y reste le temps qu'on y est resté...
On prend le temps de s'arrêter dans un bien drôle d'endroit, on en verra d'autres d'ailleurs par la suite, en Irlande, ils sont tous un peu comme ça... les cimetières... Quelle drôle d'idée me direz-vous d'emmener des enfants dans un cimetière... et pourquoi pas...
Il faut dire que là-bas, ils ont une dimension particulière, une âme et une poésie qui donneraient presque envie de pleurer... L'émotion... c'est bien le sentiment premier qui pourrait résumer ce voyage en Irlande, impossible de rester insensible à tout ça... Un cimetière où le temps s'est complètement arrêté, à l'image du pays tout entier... construit au milieu d'une petite église en ruine, un cimetière qui surplombe la mer, baigné des rayons du soleil qui sont arrivés à transpercer les nuages et strient le ciel comme s'ils étaient tout droit envoyés par Dieu lui-même... Oui à cet instant, on a envie de croire que Dieu existe ou sinon qu'il a un nom et c'est la Nature...
images Barbouille































































