23 février 2007
Réflexion politique
Indifférence des paumés. Goguenardise des rupins. Dépeçage du marché en lobbies, communautés et minorités. Ciblage de souffrances à consoler, avec panels échantillonnés. Le vote comme transaction entre un vendeur et un consommateur. Marketing et clientélisme sonnent l'arrivée d'une transatlantique élective dont le lancement en France remonte aux années Valéry Giscard d'Estaing. Un ultime cran d'arrêt à faire sauter : le spot payant, et nous serons à bon port. Aux normes. En Amérique.
D'où l'ingrat dilemme du vieil Européen habitué aux volumineuses brochures, débats d'idées, choix de société et autres lunes trompeuses mais gratuites : passer le tee-shirt du supporteur ou bien relire Flavius Josèphe dans son transat. Il n'y a pas de politique qui vaille en dehors des réalités ? Soit. Mais, quand la réalité devient virtuelle, la posture substance et la réclame programme, la politique pour de bon devient apolitique : un sport professionnel, parmi d'autres. L'enjeu de ce mercato ? La poursuite du jeu. Après deux siècles de messianisme laïque (de la prise de la Bastille à l'écroulement du mur de Berlin), voici le retour en douce de l'éternel retour, non plus celui des saisons mais des matchs à date fixe.
Ce n'est pas la petite ambition qui reprend ses droits sur la grande promesse, c'est en attendant le body-building, le foot ou le cyclisme, religions light. Vu ce qu'ont donné les cultes hard de la "lutte finale", libre à chacun de se féliciter de ce que la course au pompon n'ait plus un avant-goût d'Armageddon mais le suspense modeste d'un Poitiers-Neuilly en première division.
GÉNÉRATIONS
Les généreux qui ont commencé à 20 ans par vivre pour la politique avant de vivre de la politique, la quarantaine venue, sont bien forcés de changer de braquet. Les amateurs, eux, peuvent quitter le terrain sans trop se trahir. L'engagement, cela n'a jamais été signer une pétition ni escalader une tribune, mais faire bande. La fraternité ne se commande pas. Pas plus que les orages, désirés ou non. On vit trop vieux. D'où des déphasages. Ceux qui depuis 1968 se sont succédé à la barre, côté socialiste - chacun ses saints et sa paroisse -, illustrent assez bien le train des mentalités domestiques.
Il y eut la génération des combattants qui avaient fait la guerre et la Résistance : François et Danièle Mitterrand, Gaston Defferre et Edmonde Charles-Roux. Ensuite, par eux hissée sur le pont, la génération des militants, formée dans les luttes anticoloniales, qui étaient passés par le djebel, les tracts du petit matin et les manifs du soir : Jean-Pierre Chevènement, Pierre Joxe, Lionel Jospin, Michel Rocard. Vinrent ensuite les consistants. Ceux-là n'ont pas reçu de coups sur la figure, mais la bourlingue, plus une culture de première main, cela engendre des responsables comme Hubert Védrine ou Dominique de Villepin, plus qu'estimables, ou comme Laurent Fabius et Jack Lang. On n'aurait pas eu l'honneur de les aider, tous ceux-là, à divers titres ou degrés, sans une certaine communauté de réflexes.
Naître au début de la guerre, militer contre les iniquités occidentales, Indochine, Algérie, plonger dans les guérillas des années 1960 fabrique, sur la distance, certains atomes crochus. Les liens qui se nouent entre les gens face au risque de mort ou au cassage de gueule sont toujours d'une qualité particulière.
Les battants qui ont pris la relève ont été épargnés par l'épreuve du réel. Ne serait-ce qu'un service militaire, un dérapage hors des clous, un tour du monde en stop. Ce n'est pas leur faute. La bonace locale ne leur a pas laissé la moindre chance, nos espoirs courent en terrain plat. Pour la compétence, l'outillage est là. Ils ont leurs papiers en règle. C'est le caractère qui peut faire souci. L'épaisseur, l'étoffe, le recul. Cela se forme cahin-caha, à contre-courant, vent debout. Pour qu'une fille ou un fils de bourgeois crève la bulle, il faut un bris de clôture, guerre, scandale, exil, usine ou galère, le petit moment de béance ou de vérité qui donnera plus tard du style ou de la bouteille.
Ce n'est pas un sort enviable que de monter à 23 ans dans une voiture avec chauffeur pour n'en plus sortir. L'ENA, le stage en préfecture. Puis droit sur l'Elysée. Parachutage dans une bonne circonscription. Là, on laboure un minimum. Le blanc au zinc, le marché le dimanche. Puis l'Assemblée, un petit ministère, et sitôt après le fauteuil en région ou en département. Ces états de service bien enchaînés font assurément une carrière (gauche ou droite), rarement un caractère. Raymond Aron plaignait, il y a trente ans, les cerveaux présidentiels qui ne savaient pas que l'histoire est tragique. Ceux qui ignorent que l'histoire est, tout simplement, vont requérir encore plus d'indulgence. La grande H serait-elle sortie de l'écran radar d'un Hexagone chloroformé ? Travail, famille, régions ? L'inconsistance des prises de position internationale des recordmen ou women en piste à de quoi inquiéter.
MOI JE
Pour le pro du jour nourri dès la mamelle à l'image-son et à la revue de presse, la densité de sens se mesure au volume des échos. Réussie sera l'opération qui aura fait l'ouverture du journal. La com'a dominé François Mitterrand, surtout vers la fin, à son deuxième septennat. Ce n'était pas ripolin sur sable, il y avait une charpente par-dessous. Le passe-partout des politiques étrangères proposées semble bien être les "droits de l'homme", dont chacun sait qu'ils ne font pas une politique, sinon celle de Gribouille ou de Panurge. Comme c'est la pensée profonde du show-biz et des rédactions, elle paye. Echo maximal. Qui ne rêverait de s'être fait flasher aux côtés de Soeur Emmanuelle, de l'abbé Pierre ou de saint Hulot ?
Ces gâteries narcissiques rappellent que la com'est une bulle impitoyable qui contraint à jouer "perso". Contrainte technique, s'entend : le petit écran exclut le plan large et une photo de groupe ne fait pas la "une" de Paris Match. Les petits camarades, c'est pour le décor. Le gros plan est d'instinct bonapartiste ou prima donna. Dans l'ancien monde, en graphosphère, le moi investi veillait à s'inscrire, fût-ce par politesse, dans le nous d'une formation, d'une tradition de pensée ou d'un projet collectif. Dans le nouveau monde, en vidéosphère, le nous reste requis, mais en garniture, pour applaudir le moi sélectionné, moi Ségolène, moi Nicolas. Mon pacte, mon staff, mes handicapés. La loi du people, c'est l'anti-peuple. Un plus un plus un, cela ne fait pas trois citoyens ensemble, mais trois plans de coupe avec groupies en fond visuel. Exit l'universitaire, le chercheur, l'écrivain. Regardez les escortes : c'est Hollywood, pas Harvard. En plus popote, genre TF1. Gardons-nous d'opposer la culture au froufrou. Rien que de normal si un meneur de jeu, au meeting de Villepinte, voyant entrer un rappeur, deux excellents acteurs et un animateur de variétés, s'exclame : "La culture française enfin est là !" La culture a toujours été le nom noble donné à la technologie la plus performante. Nos challengers n'ont plus le loisir d'aller au théâtre ou de flâner dans une librairie. Ils feuillettent les magazines et surfent sur les écrans. Ce qui ne passe pas à la télé, à leurs yeux, n'existe pas. Aussi sont-ils sûrs d'avoir recruté la philosophie avec André Glucksmann ou Bernard-Henri Lévy et la littérature avec Christine Angot ou Jean d'Ormesson.
Les appareillages du faire-croire sont bouleversés, la sélection des potiches d'honneur également. Le politicien, le notable n'est plus le rondouillard féru d'arithmétique parlementaire, le "radsoc" ventripotent un peu ficelle, mais qui a des lettres, entre Topaze et Edouard Herriot - image d'Epinal de la IVe République. C'est un planner-strat adepte de la musculation en salle, pacsé avec une star de la télé. La VIe va rajeunir les cadres et raplatir les ventres. Tant mieux. Après tout, si le siècle dernier a prouvé que le discernement politique n'est pas marié avec les bésicles et le gratte-papier, pourquoi ne pas donner leur chance aux gens de plume, de cendrée et de plateau, les véritables leaders d'opinion des démocraties d'opinion - notre lobby des consciences ? Ils sont souvent moins bêtas.
LA FIN DES PERSPECTIVES
Derrière un Alexandre, notait de Gaulle, il y a toujours un Aristote. Pas de danger à cet égard, mais ce qui semble mettre les mini-Aristote hors jeu c'est la disparition, non de l'emphase millénariste dont l'offre politique s'est heureusement délestée, mais de la vue d'ensemble ou du point de fuite. Recettes catégorielles et réformes ponctuelles ne s'articulent plus à une vue panoramique du futur ou à une idée de l'homme. La perspective s'est évanouie sous l'aplat, le pointillisme des fiches d'experts escamote tout arrière-plan. D'où l'impossibilité d'établir une hiérarchie des urgences, une organisation des plans de sauvetage, et même un véritable état des lieux.
La suppression de l'échelle, par la mise à plat des événements hachés menu au "20 heures", ruine autant la géographie que l'histoire. Le pro, la pro naviguent à vue, sans carte, sur un océan de sondages démonté. L'ennui n'est pas qu'il y ait cent, cinquante ou cinq cents propositions, mais que ces aménités promises ne convergent vers aucun horizon définissable. Ce congé donné par la dictature du fait divers aux longues durées fournit du travail à des sondeurs, mais certes pas à des historiens. Les fonctionnaires de la totalité, en chômage technique, ont de bonnes excuses pour décrocher. Et les antitotalitaires, pour exulter. Rappelons-leur cependant, avant de leur dire bonsoir, cette évidence première : nous ne faisons partie d'une nation, comme les êtres humains font partie de l'humanité, qu'en mémoire et en espérance. L'union des grains de poussière n'existe que par et dans une verticale. Supprimez la profondeur de temps, et les séparatismes vous sauteront à la gorge. C'est Dieu qui empêche les Etats-Unis de se désunir. Comme nous n'avons pas inscrit sur l'euro, et c'est heureux, "In God we trust", l'évaporation du principe de convergence nous condamne à reculer du tout au tas. Ou d'une communauté de destin à un agrégat inconstitué de populations désunies. Les luttes de défédération ont commencé, et elles se paieront cher !
ALORS, QUI ?
Il n'y a pas de quoi, il n'y a plus que des qui. Embarras ? Vu des gradins le stade actuel, trop actuel, regorge de faire-savoir et de savoir-faire. François Bayrou ? De l'étoffe. Et de la vaillance. Mais Pierre Mendès France n'était ni atlantiste ni européiste, et le meilleur démo-chrétien conserve un fumet MRP. Effet de l'âge, sans doute injuste, mais pour qui garde en tête le "Bloc-notes" de François Mauriac, encore rédhibitoire. Georges Bidault et Jean Lecanuet sont décédés, mais les morts pèsent très lourd, qu'on m'en excuse, sur le cerveau des vivants. Bon vent au troisième homme. Il le mérite.
De deux risques, il nous faudra in fine choisir le moindre. Pour un jacobin invétéré, un gaulliste d'extrême gauche, le choix semble ne faire aucun doute. Encore que... La question cruciale aujourd'hui est de savoir si l'Europe peut ou non, face au Sud et à l'islam, constituer une alternative à l'Amérique, ou si l'Occident se condamne à avoir un seul visage, celui de l'Empire. Là-dessus, on peut hésiter. Nicolas Sarkozy nous invite à un Paris-Washington direct et sans chichis. Avec Ségolène Royal, l'avion fera pudiquement escale à Oslo ou à Copenhague.
La droite propose une subordination franche et loyale, genre britannique, pour faire brillant troisième auprès du big boss. Le centre-gauche, une délégation suave, à la scandinave, quand big mother, tout au bien-être des familles, laisse au leader mieux informé le commandement des forces de l'ordre dans les banlieues rétives du monde otanisé. Avec l'une ou l'autre de ces formules, nous pataugerions aujourd'hui dans le sang, en Irak. Merci, oui merci à Jacques Chirac de nous avoir évité cette honte. Ségolène est une dame de coeur. Les bons sentiments ne font pas les bons gouvernements ? Les mauvais non plus.
Ce patchwork de moralisme et de secourisme, de mémos sectorisés et de lieux communs est dans l'air du temps. "Après les mensonges étatistes qui nous ont fait tant de mal, le terroir, lui, ne ment pas." N'est-ce pas le message subliminal ? Il ne tiendra pas ce qu'il promet. Mais trop de religions meurtrières alentour, trop de passions déçues confèrent à la compassion maternelle l'attrait d'une ère de repos.
Troublant, en définitive, est le glissement à droite du personnel politique en son entier. Le socialisme d'étiquette ? Bientôt, un parti démocrate à l'américaine. La queue de comète gaulliste ? Déjà un parti libéral comme il faut. Il est dommage que la gauche de gauche, celle qui ne se contenterait pas de citer Jean Jaurès, Léon Blum ou Pierre Mendès France mais rappellerait ce qu'ils ont dit et écrit, n'ait pu se donner un candidat unique. Mais face à cette dérive des continents, et si un exorcisme peut redresser la barre, pourquoi ne pas soutenir au premier tour une candidature "antilibérale et populaire" (pour autant que l'ombre de l'extrême droite ne grandisse pas d'ici là) ? Quitte, au finish, à jouer contre mauvaise fortune bon coeur Ségolène, fidélité oblige. Ou dans un autre cas de figure, peu probable, le tracteur contre le Kärcher. Contre la révolution conservatrice. Faut-il dramatiser ? Vu ce qu'il reste en France de pouvoir au pouvoir politique et en Europe de marge de manoeuvre à la France, peut-être pas. Un ballet de papillons dans la cour de l'Elysée ne déclenchera pas un cyclone.
par Régis Debray, écrivain et philosophe (article paru dans le Monde).
Photos Doisneau
Petites douceurs de la nature dans un monde rempli de brutes humaines
18 février 2007
Gros coup de coeur pour Odette
C'est les larmes aux yeux et la tête dans les nuages (mon homme aussi sans les larmes !) que je suis sortie de la salle de cinéma en allant voir ce film hier soir. J'ai toujours adoré Catherine Frot pour les personnages qu'elle joue, toujours un peu les mêmes, qui lui ressemblent d'après elle et qui me ressemblent un petit peu aussi, rôles de provinciale naive, un peu en dehors du système qui dissimule énormément de choses à l'intérieur et surtout une immense joie de vivre toute simple et sans artifice, classe à l'extérieur sans avoir besoin d'en faire des tonnes, style années 50, tout ce que j'aime.... Dans ce film, elle est éblouissante tout simplement, elle crève l'écran, on a envie de s'envoler avec elle et son personnage est poussé à son paroxysme. Je ne parle même pas d'Albert Dupontel, que j'ai toujours adoré pour son humour très très décapant dans ses one-man shows ou ses précédents films comme "Chacun pour toi", "Bernie", "Enfermés dehors" et autres loufoqueries qui m'ont toujours fait hurler de rire. Là, son personnage de grand tendre ultra sensible me fait absolument craquer, bref cette réunion des deux à l'écran ne pouvait que me donner envie d'aller voir ce film, je ne pouvais pas être déçue et pourtant la critique ne l'encensait pas, j'ai même lu des commentaires débiles sur ce film, forcément, ça ne plait pas à la grande majorité, trop marginal, trop à part, trop beau, pas assez tape-à-l'oeil.... Ce n'est pas l'histoire vraiment mais l'athmosphère, l'impressionisme qui se dégage de ce film, les personnages très colorés, les décors, les lieux qui sont chouettes, charmants, attendrissants, tout pleins de nostalgie, sur des chansons de Joséphine Baker... La file d'attente à l'entrée du cinéma hier soir était monstrueuse mais ce n'était pas pour ce film qu'on attendait, plutôt pour Taxi 4, j'aime bien la série des "Taxi" mais bon, on ne peut pas comparer... On s'est retrouvé dans une petite salle à moitié pleine mais à la fin, je n'étais pas la seule à pleurer à la sortie, il y a encore des films, des histoires aujourd'hui qui peuvent nous toucher, toucher notre âme sensible, nous faire rêver et nous donner envie de trouver la vie tellement belle et c'est tant mieux ! L'ère du super commercial qui doit faire des milliards d'entrées n'a pas encore détruit tout le reste ! En tout cas, si les livres d'Eric-Emmanuel Schmitt sont comme son film, ça donne envie de les lire !.......
14 février 2007
Amour toujours mon amour
A ma moitié à moi,
J'aime...
... passer la main dans ses cheveux et me noyer dedans
... jouer les vamps pour lui
... penser à lui quand il n'est pas là
... ses yeux de chat
... quand on se regarde et qu'on se comprend
... quand IL me regarde et que je lis son amour dans ses yeux
... ses poèmes
... notre amour passionné indestructible malgré les années
… savoir que je peux compter sur lui
… dormir avec mon homme et me blottir contre lui
... lui faire des bisous dans le cou
... le respirer.
Quand il me prend dans ses bras,
Il me parle tout bas
Je vois la vie en rose,
Il me dit des mots d'amour
Des mots de tous les jours,
Et ça me fait quelque chose
Il est entré dans mon cœur,
Une part de bonheur
Dont je connais la cause,
C'est lui pour moi,
Moi pour lui dans la vie
Il me l'a dit, l'a juré
Pour la vie.
Et dès que je l'aperçois
Alors je sens en moi
Mon cœur qui bat.
Des paroles de douceur,
Des moments de bonheur.
Des regards échangés,
Un zeste de complicité.
Des étoiles dans les yeux,
La joie d'être deux.
Main dans la main,
Suivre le même chemin.
Des rêves plein le coeur,
Que du plaisir, aucune rancoeur.
Aimer et oublier
Les blessures du passé.
Juste la magie de l'amour,
Une belle vie pour toujours.
Julie Jamar
Les seuls beaux yeux sont ceux qui vous regardent avec tendresse
Coco Chanel
Aimer, ce n'est pas regarder l'un l'autre,
c'est regarder ensemble dans la même direction.
Antoine de St Exupéry
Baiser, rose trémière au jardin des caresses !
Verlaine
Aller à un concert
Repeindre ma chambre en vert
Boire de la vodka
Aller chez Ikea
Mettre un décolleté
Louer un meublé
Et puis tout massacrer
Pleurer pour un rien
Acheter un chien
Faire semblant d'avoir mal
Et mettre les voiles
Fumer beaucoup trop
Prendre le métro
Et te prendre en photo
Jeter tout par les fenêtres
T'aimer de tout mon être
Je ne suis bonne qu'à ça
Est ce que ça te dé-çoit ?
J'ai rien trouvé de mieux à faire
et ça peut paraître bien ordinaire
et c'est la liste des choses que je veux faire avec toi
Te faire mourir de rire
Aspirer tes soupirs
M'enfermer tout le jour
Ecrire des mots d'amour
Boire mon café noir
Me lever en retard
Pleurer sur un trottoir
Me serrer sur ton coeur
Pardonner tes erreurs
Jouer de la guitare
Danser sur un comptoir
Remplir un caddie
Avoir une petite fille
Et passer mon permis
Jeter tout par les fenêtres
T'aimer de tout mon être
Je ne suis bonne qu'à ça
Est ce que ça te dé-çoit ?
J'ai rien trouver de mieux à faire
Et ça peut paraitre bien ordinaire
Et c'est la liste des choses que je veux faire avec toi
Je sais je suis trop naïve
De dresser la liste non exhaustive
De toutes ces choses que je voudrais faire avec toi
T'embrasser partout
S'aimer quand on est saouls
Regarder les infos
Et fumer toujours trop
Eveiller tes soupçons
Te demander pardon
Et te traiter de con
Avoir un peu de spleen
Ecouter Janis Joplin
Te regarder dormir
Me regarder guérir
Faire du vélo à deux
Se dire qu'on est heureux
Emmerder les envieux.
Rose - La liste
Knoodrake
Peynet, Doisneau, etc ...
Chagall
Pour moi c'est trop tard, c'est déjà fait, je l'ai trouvé l'homme de ma vie, et vous ?...
10 février 2007
Patines
J'ai délaissé le bricolage depuis des mois, je n'avais honnêtement plus trop la tête à ça, j'en avais trop fait l'année dernière et j'étais à saturation totale, mais année nouvelle et bonnes résolutions mises en route, j'ai retrouvé du coeur à l'ouvrage et la perspective des travaux me donne envie de m'y remettre ! Envie de changer la couleur de certains des meubles de la maison. La table de la cuisine des années 30, anciennement rouge foncé a trouvé une nouvelle vie à l'aide d'une jolie peinture teinte "Lauze" (gris-beige) de chez Tollens (recommandée par le magazine Côté Sud" s'il vous plait !), peinture acrylique mate aspect velouté..... badigeonnée rapidement au pinceau, sèche en très peu de temps, j'ai ensuite poncé légèrement les arêtes et les motifs sculptés et voilà le résultat ! Moi je trouve ça très très chic et dans la tendance déco actuelle, de plus elle s'harmonisera à la perfection dans ma future cuisine au billot que je convoite chez Interior's.... reste à en vernir le plateau avec un vernis mat pour pouvoir l'utiliser tous les jours sans que la peinture s'abîme ! Mais je ne me suis pas arrêtée là, ben voui....
Mes chaises de cuisine de style "bistrot" dénichées pour une poignée de francs à l'époque chez Emmaus ont eu droit au même sort et je ne regrette rien ! Je trouve ça très rigolo de patiner les meubles, c'est à la portée de n'importe qui muni d'un papier de verre et ça fait franchement son effet, ça donne du caractère à n'importe quel meuble ou objet banal....
Et oui, je ne me suis pas arrêtée là non plus ! Le lit de ma poupette Chloé y est aussi passé. Son ancienne patine blanche n'a pas résisté aux gribouillages en tous genres (Mes filles prennent les murs de leur chambres ainsi que leurs meubles pour supports à dessins !), impossible d'enlever tout ça alors j'ai fait le choix de le repeindre en plus foncé. Mélange de peintures acryliques maison s'il vous plait ! Après tout, les mélanges de couleurs, ça me connait nan ?!? J'ai donc mélangé du gris clair avec une touche de marron et du vert, j'ai obtenu une couleur gris-vert que j'ai passé rapidement sur tout le bois de lit puis après séchage, poncé légèrement les arêtes et certains endroits pour donner un aspect vieilli, une fois de plus, le résultat est à la hauteur de mes espérances, je suis ravie !!!!! Le lit de mon autre poupette Emma va peut-être y passer aussi, le même mais teinté miel et ciré et tout autant gribouillé..... si ça ne part pas au ponçage, il aura aussi droit à une nouvelle couleur, affaire à suivre.......
05 février 2007
Esprit bistrot
"Quand je sors du bistrot, je marche de travers, il faut que j'arrête les chips au crabe..." Patrick Sebastien
Doisneau
"Le seul endroit où la communication résiste , c'est le bistrot." Alain Peyrefitte
" Le comptoir d'un café est le parlement du peuple."
Honoré de Balzac
"L'autre jour, au café, je commande un demi, j'en bois la moitié, il ne m'en restait plus..." Raymond Devos
Nostalgique des vieilles photos jaunies sur les murs ou en noir et blanc des acteurs fétiches des années 30-40-50..., Gabin, Jouvet, Arletty, Bourvil, Fernandel etc...., vieux zinc, distributeur de cacahuètes, pompe à bière rutilante, chaises Thonet ou qui y ressemblent, tables étroites en fonte et marbre.... c'est ça l'esprit "bistrot parisien" tel que je me l'imagine, que j'ai pu le tester chaque fois que j'y vais, bistrot, brasserie, vieux resto ou café, j'adore l'ambiance qui s'en dégage, j'y resterais bien des heures rien qu'à regarder les gens passer dans la rue, les piliers de comptoir qui racontent toujours les mêmes histoires "ah que oui, c'était bien mieux avant...", les volutes des cigarettes (ça c'est bientôt fini et je suis non fumeuse donc je ne peux pas être mécontente mais quand même dissocier Gainsbourg, Ferré, Brel ou Brassens, Prévert... de leur éternelle cigarette, difficile....), l'effervescence constante, les plateaux des garçons de café qui "volent" sans que jamais aucun verre ni aucune tasse ne soit renversés.... on se sentirait presque une âme d'écrivain à séjourner dans de tels lieux... Café de Flore, les Deux Magots.... tant de poètes, écrivains, politiques... sont passés par là.... c'est sûr, ces endroits n'ont plus la magie d'autrefois sans doute parce qu'ils ne sont plus "habités" par ces gens.... mais allez y faire un tour quand même, même si le chocolat chaud y a un prix inconvenant, il est tout simplement divin et vous ne sortez jamais de cet endroit tout à fait pareil qu'en y entrant, il y a un je ne sais quoi, une âme qui malgré tout est restée.... Nostalgie des années étudiantes où nous passions de longs moments avec mon homme à traîner dans Paris, salades gourmandes au Bistrot de la Grille rue Mabillon, chocolat chaud à Ma Bourgogne place des Vosges (éviter le dimanche, jour de grande affluence !), brasserie Bofinger à la Bastille, Marty non loin de Mouffetard, l'Escargot rue Montorgueil, chez Jenny, brasserie alsacienne à République..., souvenirs souvenirs de tous ces moments, mes meilleurs souvenirs sont toujours culinaires allez savoir pourquoi ?!?....
L'esprit "bistrot", c'est bien ce que je voudrais arriver à recréer dans ma future cuisine, et oui ça y est, j'ai peaufiné les plans et j'ai enfin déposé la demande de permis de construire, dans 3 mois, si tout va bien on attaque le chantier des travaux à la maison (au programme une cuisine de 20 m2, une 2è salle de bains, une pièce-dressing de 12 m2 et mon fils aîné qui déménage et aura une nouvelle chambre) et ma cuisine, elle a été beaucoup réfléchie parce que c'est et ce sera le coeur de ma maison..... Il y aura une bonne hauteur sous plafond (2.75m à 3.80m au plus haut), de la lumière (deux veluxs et une grande baie vitrée), un peu à la manière d'un atelier ou d'un loft, une grande ouverture sur la salle à manger.... pour le reste, je veux du rouge ou du gris ardoise sur les murs mais pas partout, du gris patiné, de l'ardoise au sol, de l'inox, du bois patiné, un billot, du fer forgé, des plaques émaillées, des tableaux, des affiches d'expos... des objets judicieusement choisis tout comme ce qu'il y aura sur les murs.... c'est là que j'ai envie de passer le plus clair de mon temps, pourquoi pas y installer de temps en temps mon chevalet si ça m'inspire, bref, je veux que ça me ressemble un ptit peu et même beaucoup... j'attends de voir la pièce plus ou moins finie avant de décider vraiment de l'agencement des choses, j'en rêve..., vivement le mois de mai, le printemps que tout cela démarre, fin des travaux en juillet ou août selon la rapidité des ouvriers !......































































































